thierry's profileAh ! Teepee CityPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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Ah ! Teepee City... et pourtant, pas un indien à l'horizon... April 03 Mauvais espritJ'ai mauvais esprit, et, le pire, c'est que je le revendique. Et, plus j'ai l'impression de ne plus entendre que du "politiquement correct" autour de moi, et plus mon mauvais esprit s'aiguise...
Ces derniers jours, je suis servi. Largement.
On semble s'étonner de découvrir que, dans les gradins des stades, il n'y aurait pas que des personnes intelligntes et à l'esprit fin et distingué. Non ? C'est pas vrai ! Eh bien dites moi, ma bonne dame, mais c'est que tout fout le camp !
Je vais essayer de ne pas ripper, et de ne pas traiter les auteurs de "La Banderole" de supporters, car on pourrait finir par avoir une réaction des "vrais" supporters, qui vont finir par se lasser d'être comparés aux gros bourrins qui défigurent les tribunes.
"Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Ch'tis". Depuis samedi, on n'entend plus parler que de cela. Mais cela mérite-t-il un tel émoi ? Cela justifie-t-il que tout le monde s'exprime sur le sujet ? C'est suffisamment médiocre, imbécile, stupide pour que l'on se contente de traiter ce micro-événement comme il le mérite, par le mépris. Pourtant, tout le monde y va de son couplet, et les colonnes des médias en sont remplies.
Dany Boon avait-il besoin de dire qu'il n'est pas d'accord ? Mais qui pouvait l'ignorer ? J'aurais, vraiment, préféré qu'il se contente de dire qu'il ne souhaitait pas s'abaisser à commenter une telle connerie (d'autant plus qu'elle a des chances d'être congénitale, pour le coup...).
Mieux encore, hier j'ai entendu le responsable de la CGT Chômeurs indiquer qu'ils vont porter plainte, parce qu'être assimilés, dans une même phrase, à des pédophiles (il a précisé, dans son intervention, qu'il ne savait pas ce qu'étaient des "consanguins", donc cela le choquait moins...), c'était inacceptable. Mon dieu, que j'aime ces grands combats, qui honorent les responsables syndicaux...
Alors, moi, j'attends qu'une association de pédophile porte plainte... Après tout, être assimilés à des Ch'tis... cela fait beaucoup pour des pédophiles, non ?
Forcément, cela m'amène à une autre question, qui, pour le coup, est vraiment politiquement incorrecte. Au(x)quel(s) de ces groupes (pédophiles, chômeurs, consanguins ou Ch'tis) nos hommes politiques se sentent-ils affiliés, pour réagir avec autant de force ?
Car, en réalité, ce qui me choque le plus, dans tout cela, c'est que, depuis samedi, je sens plus d'indignation au sujet de cette banderole que sur le comportement de la Chine face au Tibet, que sur l'envoi de troupes françaises en Afghanistan, que sur les dépassements de budget du Ministère de la Justice, que sur l'éventualité que la France ait finalement à régler la facture de l'Arche de Zoé...
Et ce sont autant de cas de "mauvais traitement" médiatique, soit dit au passage. Avez-vous vu ou entendu réellement le moment où Nicolas Sarkozy est supposé avoir indiqué "ne pas écarter l'hypothèse d'un boycottage de la cérémonie d'ouverture des JO" ? J'ai, pour ma part, du mal à faire le lien avec ce que moi j'ai vu, c'est à dire un moment où un journaliste demande au Président s'il envisagerait un boycottage, et où ce dernier répond (sans parler du tout de boycottage...) qu'il "n'écarte aucune option a priori", ce qui ne signifie rien, concrètement ! Autrement dit, pour l'instant, la position officielle de la France est simplement que "nous n'écartons aucune option", donc pas davantage celle de ne rien faire, surtout, que d'émettre une protestation officieuse par l'intermédiaire d'un diplomate de second rang...
Et puis, du coup, cela me rappelle aussi, par ricochet, les bouchers qui se sont battus, voilà quelques années, pour que l'on arrête, à chaque fois que les médias commentent un massacre (au Rwanda, en ex-Yougoslavie, en Irak) d'évoquer "une véritable boucherie". Et le Mexique qui a émis une protestation officielle par le biais de son Ambassadeur en France, Carlos de Icaza, suite à la déclaration de Christian Estrosi (maire de Nice), qui comparait l'UMP à une "armée mexicaine".
Je sais bien que les symboles sont importants, et qu'il ne faut pas juste "laisser faire", mais, tout de même, il y a des limites...
Vous savez quoi ? J'ai l'impression que je n'ai pas fini d'avoir mauvais esprit... March 13 Au revoir le TGV...Je tiens à prévenir ceux d'entre vous qui, n'écoutant que leur courage, venaient encore de temps en temps vérifier où en était la progression des herbes folles sur ce blog, et, exceptionnellement, se repaître d'un billet "ambiance train" que je laissais traîner de ci, de là : mon expérience outre-Quièvrain ayant pris fin abruptement (une décision qui, même si elle marque mon entrée dans une zone de turbulences professionnelles, était dévenue nécessaire), mes occasions de recueillir ces tranches de v(o)ie(s) ferrées vont se raréfier d'autant. Je vais (sans grand regret) rejoindre le troupeau des "sédentaires", et me consacrer à écumer la Lorraine, ce qui me donnera moins de matière pour des billets d'itinérance.
Cependant, pour clôturer comme il se doit une série entâmée il y a quelques années (ben, oui, ça remonte à tout ça...), revenons une fois encore dans le Lille - Lorraine TGV de lundi dernier. Je revenais d'une journée passée à transmettre mon "savoir" à d'honnêtes artisans. Arrivant dans le train, je m'installe à ma place, non sans m'agacer (quelques secondes, point trop n'en faut) de constater que l'on m'a vendu une place "côté fenêtre", qui, pour la longueur de jambes, présente un désavantage notoire. Mais je prends finalement la décision de m'installer sur la place couloir, et de tenter ma chance.
Mais il faut bien qu'il arrive des choses, de temps en temps, pour que j'ai quelquechose à vous raconter. Aussi, quelques minutes avant le départ, un homme arrive et me dit que je suis à sa place. Cependant, sans me laisser même le temps de répondre, il m'invite à demeurer où je suis : il va s'installer derrière, sur des places restées vides. Un homme charmant donc... à ce détail près, tout de même, qu'il avait décidé de m'informer à la fois de son droit de propriété sur mon siège, et de sa mansuétude.
Me plongeant dans mon roman policier (La voix, d'Arnaldur Indridason, pour les amateurs du genre, le 3e roman d'un islandais franchement intéressant, et donc je venais, dans les 15 jours précédents, de lire les deux opus précédents), j'oubliais l'incident.
Ce n'est que lors de l'arrivée des contrôleurs dans la voiture que les choses allaient tourner. Après un début de contrôle tout ce qu'il y avait de plus calme, le représentant de la loi ferroviaire arrive auprès de l'homme, lui demande son billet, puis, après quelques instants de vérification, lui annonce que sa carte de réduction n'est plus valide. En général, on entend alors un bredouillement ému, un marmottement gêné... Mais, là, rien de tel : d'une voix haute et claire, l'homme s'engage dans une tirade sur le thème "ah, voilà't'y pas un homme zélé, qui va jusqu'à vérifier les dates d'abonnement". Restant parfaitement calme, le contrôleur précise à l'homme qu'il n'effectue que son travail, et que les règles sont claires : la réduction dont il a bénéficié pour l'achat de son billet est liée à la détention d'un abonnement en cours de validité. Cequi lui vaut, en réponse, un monologue enflammé sur la stupidité des règlements, l'insupportable abrutissement des personnes en uniforme. Et, pour donner du poids à sa diatribe, l'homme souligne que, s'il devait déployer une telle énergie à corriger ses copies, les mauvaises notes pleuvraient.
Sans se démonter, le contrôleur interroge alors l'individu, et lui demande s'il est enseignant. Nous apprenons ainsi que l'homme enseigne dans une "grande école", et qu'il est payé autant s'il passe 15' ou 1h par copie, et donc qu'il a fait le choix de n'y consacrer que quelques minutes.
Ne me demandez pas ce que cela venait faire ici, si ce n'est que je n'ai pu que m'inquièter du message que ce personnage peut bien faire passer à ses étudiants...
Le contrôle terminé, et l'amende signifiée, le calme a fini par revenir, laissant seulement quelques sourires sur les visages de certains des autres voyageurs.
Jusqu'à ce que, deux arrêts plus tard, un autre contrôleur ne revienne, et, le triste sire, ayant changé de siège dans l'intervalle, ne lui demande (toujours très civilement) s'il avait déjà été contrôlé. Interrogation à laquelle il a répondu par un très décalé "Vous êtes de la police ?". Visiblement décidé à repartir de plus belle, notre charmant voyageur a alors été interrompu par le grelottement de son portable. Le contrôleur, visiblement considérablement moins conciliant que son confrère, a alors prié le professeur indigne a rejoindre la plateforme, afin de ne pas déranger ses voisins (nous !). Ô surprise, l'homme a bien évidemment refusé d'obtempérer, faisant comme si de rien n'était. Un débat un peu chaud s'en est suivi, avant que, finalement le calme ne revienne définitivement.
Incroyable, comme certains considèrent que tout leur est dû. Visiblement, ce crétin n'est en effet pas à un billet de train près. Mais il n'empêche qu'il s'estime suffisamment au dessus des lois pour ne pas avoir, comme la plupart de ses concitoyens, à payer le vrai prix de ses tickets... Qu'il soit chargé de participer à l'instruction de futures "élites", cela fait froid dans le dos... February 22 Les petits bonheursParfois, lorsque, dans votre vocation à la Mennie Grégoire (bien qu'un peu contrariée, la vocation...), vous devez vous occuper de répondre à des questions idiotes de clients tout aussi idiots, vous vous demandez concrètement ce que vous faites là, et si vous n'êtes pas en train de perdre votre temps.
Et puis... Et puis, parfois, c'est un pur bonheur, quand le comique involontaire confine à l'absurde le plus drolatique, quand la naïveté même pas assumée titille le sublime.
Et, voilà quelques jours, j'ai eu droit à un condensé de pépites. Ou bien, peut-être, mon humeur était-elle ainsi faite que je les ai pris comme telles.
Allez, pour la route, un rapide survol. J'ai d'abord découvert cette demande apparemment décalée : "quelle est votre meilleure cretine, parce qu'il y a tellement de choix". Pour ceux qui n'auraient pas suivi, le client pour lequel je travaille ici commercialise des compléments alimentaires, dont de la créatine, ceci expliquant cela. Mais, dans son erreur (un laspus digité), pouvait-il imaginer, ce brave homme, à quel point nous sommes suréquipés, ici, en "cretine" ? Peut-il se douter que nous sommes même probablement, entre nos deux dindes, de véritables champions du monde de la question ?
Non, forcément, il l'ignore, et je ne peux pas éclairer sa lanterne. Mais, au moins pour moi, ce premier courrier a été comme un coup de soleil dans une journée déjà ensoleillée...
Du coup, tout s'est enchaîné.
Peut-être le plus beau, dans son style... Je ne résiste pas au plaisir de vous le livrer tel quel... "bonjour,puije prende des proteines et un anti graisse au meme temps ,car j aimerai perde la graisse que j ,ai au ventre mais pas le reste???" Ah, ce pur moment de jouissance en lisant ce message digne des plus grands auteurs français ! Admirez, au passage, la créativité sous-jacente de ce "puije", raccourci puissant qui exprime toute la douleur intrinsèque de la question. Même la ponctuation est radicalement innovante. Et surtout, quelle mise en perspective, je dirais même "en abîmes". Abîmes de perplexité, en tout cas, en ce qui me concerne. Qu'a-t-il donc au ventre qu'il craint à ce point de perdre, ce brave homme ? Quelques phrases ineptes de réponse plus tard, j'ai continué ma moisson...
Le mail suivant commençait ainsi : "étant militaire et actuellement en mission". Voilà qui vous pose son homme, davantage en tout cas que son adresse mail, qui, pour sa part, me renvoie plus à un mirliton de carnaval qu'à un audacieux sauveur de l'humanité. Suivent alors deux questions, l'une, classique, sur la possibilité de passer commande et de se faire livrer sur son lieu de mission, la seconde, nettement plus nébuleuse. Il ressort en effet des quelques lignes suivantes que, militaire (dès fois que j'aurais pas capté), il était amené à faire du sport tous les jours, et recherche des suppléments capables de l'aider à perdre 20 kg, même s'il ne peut pas faire de sport. Quelque chose a du m'échapper (peut être bien est-ce que mon ami précédent avait peur de perdre ?). Une chose est néanmoins très claire : il veut "des performances accru" (sic). Et pourquoi pas à cru ?
Je dois vous l'avouer, j'ai eu besoin de quelques minutes pour me débarrasser de cette bouillie. Mais, je vous l'ai dit, l'accumulation commençait à jouer son rôle, et le comique de répétition est parvenu à me maintenir à flot.
Heureusement, pour démontrer définitivement la supériorité de l'armée française, notre bidasse conclut son mail ainsi (j'ai à peine déformé, et, en tout cas, pas le sens) : "a la réception de votre réponse je suivrai vos conseils et vous donnerai mon adresse postale pour l'envoi". Notez, bien sûr, la précision du geste, la virtuosité de l'envoi ! Ce jeune homme, pour se faire livrer un colis, ne recule devant rien, pas même devant le fait de livrer son adresse !
Enfin, pour clôre cette belle journée, l'un des clients s'est avéré particulièrement attentif à un point que l'on oublie trop souvent de souligner parmi les dangers des suppléments alimentaires : leur sécurité. Ainsi, il souhaitait savoir si des tests étaient réalisés pour mesurer la teneur en métaux lourds d'une formulation en particulier. En effet, il avait observé qu'il était à base de plantes, et voulait donc connaître l'origine de ces dernières. Mis en joie par les merveilles qui m'étaient déjà passées entre les mains, je n'ai pas pu m'empêcher de le féliciter pour sa mobilisation en faveur de l'environnement, tout en lui faisant remarquer que cette question n'était peut être pas réellement d'actualité, dans le sens où la formulation en question comporte en tout et pour tout 96g de produit, dont à peine 13,2g d'extraits végétaux, à consommer de façon ponctuelle sur 1 mois. Ce que je ne pouvais pas souligner, c'était que la formulation en question est censée accélérer la libération de testostérone et d'hormone de croissance, et que, s'intéresser aux éventuels métaux lourds de 13,2 g alors que l'on espère obtenir un tripatouillage hormonal (même naturel) me paraissait du dernier comique...
Ah, il y a vraiment des jours où je ne cèderai ma place pour rien au monde... January 18 CO = danger...Non, ce n'est pas d'oxyde de carbone que je vais vous parler, ni de chaudière, mais bien d'usine à gaz, pourtant... Car, c'est tout l'intérêt des déménagements que de permettre de faire le point, le point sur vos démarches administratives, les contrats divers et variés, les papiers perdus (et parfois retrouvés...).
Et c'est donc à l'occasion de mon déménagement que je découvre les joies de la résiliation d'un contrat chez un Cablo-Opérateur. Numéricable, pour ne pas le citer. Ah, et puis, si, tiens, je vais le citer, et avec plaisir, même. Histoire de leur faire la publicité qu'ils méritent !
Or donc, quelques mois avant mon déménagement, j'ai consulté leur site afin de déterminer comment les prévenir dans les formes. Déjà, c'est plus ou moins simple, plus ou moins clair. Mais j'ai trouvé, donc tout le monde peut trouver. Dans leur Conditions Générales, c'est écrit : il suffit de se coltiner la lecture (enfin, le survolage, voire la survolitude) d'innombrables clauses qui leur permettent en général de vous expliquer pourquoi vous avez tort, même quand vous avez raison.
Bref, le 4 octobre 2007, je leur ai adressé un courrier en recommandé, leur demandant la résiliation de mon contrat au 31 décembre 2007. J'étais bien dans les clous des 2 mois de préavis, tout allait (encore) bien.
Et puis le temps a passé, filé, dévalé... fui !
Le 28 décembre, camion plein, j'ai pris mon décodeur sous le bras, et hop, direction l'agence. Fermée exceptionnellement entre midi et 2h, forcément, mais les deux malheureux présents m'ont indiqué le revendeur agréé le plus proche, ouvert, lui. Qui m'a demandé mon bon de restistution... Que je n'avais naturellement pas, puisque je n'avais eu aucune nouvelle.
Notez bien que je ne m'étais pas non plus inquiété, parce que, dans le même temps, j'ai résilié mon bail, internet, le téléphone, la salle de sport, et quelques autres bricoles du même tonneau, avec, dans la plupart des cas, aucune réaction particulière, si ce n'est qu'à la date prévue, le service était effectivement interrompu.
Mais, lors du coup de téléphone chez Numéricable, ne voila-t-y pas qu'une jeune femme m'annonce avec allant que "nous n'avons rien au sujet d'une résiliation, Monsieur". Quelque peu agacé, mais encore prêt à coopérer, je lui demande alors de me donner simplement une solution pour pouvoir déposer le matériel chez le revendeur, quitte à régler ensuite, à tête reposée, la question de la résiliation, mais sa réponse est claire : "Impossible" !
Le revendeur, voyant peut-être ma bonne foi, a pris sur lui de me reprendre le matériel et de m'établir un bon de retour, et m'a conseillé d'adresser une copie de mon avis de réception du premier recommandé à Numéricable... en recommandé.
Ce deuxième courrier est parti le 4 janvier. Il a été pris en charge chez Numéricble le 7 janvier. Mais, en date du 16, toujours aucune résiliation dans leur système, et pas trace d'aucun de mes deux courriers...
J'ai passé au moins 20 minutes au téléphone (une 0820 à la con, j'attends la facture de téléphone) pour finalement avoir, après trois autres interlocuteurs, quelqu'un qui a pris note des éléments (dates des courriers, numéros des recommandés). Ils doivent "faire des recherches" et me rappeler. Cela fait 2 jours, et, curieusement, je n'ai pas de réponse...
J'en viens presque à souhaiter qu'ils finissent par m'envoyer un huissier (car le compte sur lequel ils prélevaient va être cloturé bientôt), histoire de faire valoir mes droits sans avoir à engager de démarche. Mais, dans l'intervalle, je vais tout de même préparer mes courriers pour les associations de consommateur, le juge de proximité, la DDCCRF... Et dire que Numéricable, en juillet 2007, s'auto-glorifiait que les problèmes constatés du temps de Noos étaient "en voie de règlement"...
Alors, attention aux usines à gaz. Attention au CO ! December 11 La loi de MurphyVous connaissez tous la loi de Murphy, naturellement, version scientifique de la LEM (Loi de l'Emmerdement Maximum), et qui veut (pour la loi de Murphy) que, lorsqu'il existe un facteur susceptible de faire foirer quelque chose (dans une expérience, une étude...), ce facteur s'exprime forcément toujours. Du côté de la LEM, c'est plus pragmatique, avec la fameuse tartine beurrée qui tombe toujours sur la moquette côté beurre, histoire de bien vous agacer (et encore, là, on n'a pas parlé ni de la confiture ni du Nutella).
Eh bien, ce matin, j'ai testé pour vous la version orléanaise de la Loi de Murphy. 15 jours après m'être enfermé dehors, je me suis encore créé des souvenirs.
Pour une fois, lorsque j'ai appelé Blaise pour lui indiquer que nous n'allions pas tarder à partir à l'école, je n'ai pas eu droit au traditionnel "Ouais, c'est bon, attend" (c'est bon, c'est bon, c'est vite dit, et, en général, pour ce qui est d'attendre...), mais, au contraire, il est arrivé immédiatement. Nous sommes donc partis en avance (???). J'aurais du commencer à me méfier, mais bon, encore dans les brumes du sommeil, je n'ai pas réalisé...
A l'arrêt de bus, la circulation était mauvaise. Les minutes se sont donc écoulées, tranquillement, puis fraîchement, puis carrément froidement. Finalement, avec plus de 20 minutes de retard, c'est à dire pratiquement à l'heure à laquelle Blaise est censé entrer en classe, il est arrivé. Du coup, il est arrivé en retard, ce qui le stressait visiblement quelque peu. Dans le même temps, j'ai naturellement raté mon bus de retour.
J'ai donc décidé de retirer un peu d'argent au distributeur en face, en profitant des quelques minutes avant l'arrivée du bus suivant. Je récupère mon argent... mais pas ma carte. Sentant comme un goût de moisi m'envahir, je rentre dans l'agence (merci la Caisse d'Epargne), j'explique mon cas, le monsieur va trifouiller dans le bouzin (pendant ce temps, je vois le bus que je comptais prendre passer gentiment devant l'agence...), et il ressort fièrement avec une carte... qui n'est pas la mienne ! Un collègue à lui s'y colle, mais non, il paraît qu'il n'y a rien dans la machine. Je serais très étonné que la carte sois ressortie quelques minutes après et qu'une personne passant par hasard (c'est une grande rue, mais s'il y a un piéton tous les quart d'heure, c'est le bout du monde) l'ai récupérée au passage. Mais c'est la seule explication qu'ils arrivent à me proposer.
Bref, je vais, quelque peu abattu, jusqu'à l'arrêt de bus. Et j'attend. Le bus de 9h13 n'était toujours pas là à 9h20 (alors que le 9h, vous savez, celui qui est passé devant l'agence pendant que j'étais dedans, lui, il est bien passé à l'heure...), j'en ai donc pris un autre, qui me déposait un pont plus loin. J'ai donc fini en courant, histoire de n'avoir que 10 minutes de retard pour commencer à travailler.
Là, je viens de faire opposition sur ma carte.
Tout ça pour vous dire quoi ?
Que je suis quand même un sacré veinard !
Oui, parce que la carte égarée, et que je préfère avoir pour partir en Belgique la semaine prochaine, était à échéance 12/07. La nouvelle (bon, j'étais censé ne pas la prendre, parce que nous avions décidé, avec la banquière, d'en prendre une autre) est donc à l'agence. Il suffit donc que je trouve un créneau (bon, ça va pas être simple simple, mais quand même) pour aller la récupérer.
Elle est pas belle, la vie ? December 06 Petit traité de venteC'était la semaine dernière. Mon téléphone sonne, à Orléans, je décroche. Une voix féminine demande à parler au responsable de l'entreprise. C'est moi, je le dis, et la demoiselle se présente, elle travaille pour les Pages Jaunes.
Je sais donc tout de suite ce qui m'attend : je vais avoir droit à un grand moment de rentre-dedans commercial, avec, à la clé, une proposition de plusieurs centaines d'euro. Je sais aussi ce qui l'attend, elle : je vais gentiment l'éconduire. Mais, parce que je me sens d'humeur joueuse, je décide de prendre le temps de réviser la méthode de vente des Pages Jaunes.
Naturellement, elle m'appelle uniquement pour faire le point sur mon dossier. Loin d'elle l'idée de vouloir me vendre quoi que ce soit. Le fait que nous soyons en fin d'année, et que les annuaires paraissent en début d'année, n'est également qu'une pure coïncidence, bien évidemment. Aussi, elle me demande tout d'abord (bon point, au passage : elle applique à la lettre la stratégie qui consiste à faire parler, pour accumuler des éléments dont elle pourra se reservir par la suite) de lui expliquer ce que je fais. J'en profite, taquin, pour me ménager une première porte de sortie, en glissant dans mon discours une info, celle que je déménage bientôt.
Elle évoque alors la rubrique (plus que floue) dans laquelle je figure par défaut en soulignant qu'elle (sous-entendu : toute personne normalement constituée, comme, notamment, mes clients potentiels) ignore ce que cela peut bien cacher réellement. Je le lui explique plus en détails, en lui précisant (deuxième porte de sortie) que mes clients ne m'appellent pas, parce qu'ils sont à 100 lieues de se douter qu'ils peuvent avoir besoin de moi.
Et c'est à ce moment là que les choses ont commencé à déraper. Rebondissant (assez peu subtilement, mais bon, on fait avec les moyens du bord) sur ce que je venais de lui donner comme informations, elle me demande de lui confirmer que, dans mon activité, comme elle a cru le comprende, c'est bien le bouche-à-bouche qui fonctionne le mieux. Le lapsus est certes classique, mais il n'en est pas moins savoureux (oui, je crois que c'est le mot juste...), surtout lorsqu'il vous est servi par une jeune femme qui cherche à vous vendre quelque chose, et dont vous pouvez toujours questionner l'innocence réelle en la matière.
Je relève naturellement aussitôt, lui signifiant qu'avec mes clients, je tiens à me contenter du bouche-à-oreille, qui donne lui aussi d'excellents résultats. Elle se récrie avec une détermination toute professionnelle, mais je conserve le doute dans un coin de mon esprit.
Quelques instants de discussion plus tard, alors qu'elle a manié (assez lourdement, pour tout dire) l'arme (tout aussi classique) du "oh, mais c'est passionnant, ce que vous me racontez là", censée m'aider à me sentir fort et beau, elle en arrive à la question qui tue : "pratiquez-vous des consultations à domicile ?". Alors, là, pour tout dire, je pense qu'elle a rippé. Elle a du se planter de ligne, passer au questionnaire "massage orientaux" ou assimilé, parce que, franchement, je ne vois pas, dans tout ce que j'ai pu lui dire, ce qui l'amenait là. J'ai une clientèle exclusivement de professionnels, que je vais voir sur leur lieu de travail... Pas l'ombre d'une consultation à domicile dans tout cela... Je le lui fait remarquer, et lui demande de préciser ce qu'elle entend exactement par là. Suit alors une explication embrouillée, qui se solde par un retour en fanfare du lapsus buccal. Deux fois en 10 minutes, plus la consultation à domicile, je n'attends plus que ses tarifs... Qu'elle finit par m'annoncer, d'ailleurs : 216 euro (je m'en tire bien, finalement...), mais je m'interroge sérieusement sur le périmètre exact de la prestation proposée.
Pour lui éviter de me jouer le coup du bouclage et de la réduction de dernière minute (voire, plus beau encore, celle du tarif super tiré pour lequel elle doit faire valider par son superviseur, genre entre 100 et 150 euro), je lui dit (un brin traitreusement, je reconnais) que ce n'est pas cher, certes, mais néanmoins trop cher pour ce que je peux en attendre, et que donc ma réponse est, et restera, négative.
Nous nous sommes quittés bons amis, elle a poursuivi son listing, et moi mon article. Mais je me suis bien amusé. Eh oui, parfois, le bonheur, c'est simple comme... October 18 Les paradoxes de la science...Cette semaine, pour mon travail, j'arpente les sites d'information nutritionnelle, et je récolte des brèves, plus ou moins fascinantes. Et, là, ce matin, au milieu de ma cueillette, une petite perle... Lorsque je suis tombé dessus, hier soir, je n'ai rien vu : elle ressemblait à un vulgaire petit caillou, dans le noir. Mais, avec le petit rayon de soleil de ce matin, j'y découvre de nouvelles facettes, et je viens de me surprendre à m'éloigner dans mes pensées...
Cette brève indique que, pour vivre vieux, il vaudrait mieux boire du vin que de la bière. Les études épidémiologiques auraient permis d'observer que les buveurs de vin vivraient plus longtemps que les buveurs de bière. Soit. Je suis convaincu d'avance, alors, forcément, mon oeil (le gauche, il est directeur !) s'allume. Je vais vivre plus longtemps (que quoi, peu importe, après tout, mais plus longtemps !). Depuis le temps que l'on vous dit qu'il y a dans le vin quelque chose de spécial... Ah, non ? Ce ne serait pas pour ça ? Voyons la suite...
A partir de ce constat, des scientifiques danois ont mené une étude sur le sujet. N'écoutant que leur courage (la profession de scientifique est parfois si aventureuse !), ils ont... épluché plusieurs milliers tickets de caisse, en les classant : sans vin, avec vin, sans bière, avec bière, avec spiritueux, sans spiritueux. Et le résultat est éloquent : les acheteurs de vin achètent également sensiblement plus de fruits et de légumes, plus de volaille, plus de fromage allégé, plus de lait que les acheteurs de bière et de spiritueux.
Evidemment ! Je le savais ! Le vin, c'est une certaine forme d'art de vivre, qui fait que nous aimons davantage manger de bonnes choses. D'ailleurs, moi même, quand je bois, exceptionnellement, une bière, ce sera avec de la "junk food", une pizza, des chips, des saucisses (ah, non, quand même pas... mais, dans l'étude, si !).
Ah, mais non, ce n'est toujours pas cela, d'après les chercheurs...
Car ils concluent en évoquant un biais dans leur étude : les tickets de caisse des acheteurs de vin sont sensiblement plus élevés que les autres. Et, en fait, si ça se trouve, pour vivre plus longtemps, il faut surtout avoir un meilleur pouvoir d'achat. C'est donc ça ? Bon... eh bien, alors, finalement, la vie est belle : par rapport à l'essentiel de la population mondiale, je vais quand même vivre "plus longtemps". Et même en buvant du vin, c'est vous dire...
"Mais où donc ses pensées se sont-elles enfuies ?", se demandent peut-être ceux d'entre vous qui se rappellent du premier paragraphe... Eh bien, en fait, je trouve que cette brève est absolument parfaite. Elle ramène la science à sa réalité. Tous, nous voudrions que la science donne des réponses. Mais elle ne fait, la plupart du temps, que poser de nouvelles questions, en soulignant des angles que nous n'avions pas vu jusque là. Et c'est déjà tellement énorme, car c'est le premier pas - mais il est essentiel - pour pouvoir un jour y répondre... October 11 Voyage, Voyage...Il est des scènes que je m'en voudrais de rater... et que le train m'offre avec constance.
Jeudi soir, 18h, TGV Lille-Paris. Voiture de seconde. Je suis arrivé le premier, et, forcément, mon voisin, en chemise quasi hawaïenne, et qui sera finalement le fil rouge du voyage (nous allions tous les deux jusqu'à Orléans...), est le second à entrer. Naturellement, puisque le train va être bondé, pas question de profiter de l'espace.
Et puis le flot commence, avec son lot de curiosités, digne du cabinet du même nom. En vrac...
La BCBG à la petite cinquantaine, qui, grâce à son portable, parvient à informer tout le monde de sa passionnante existence. Mon seul regret, que, lorsqu'elle demande à son interlocteur (ou trice) si cela lui convient d'être invité à déjeuner, aucun de nous n'ait répondu.
Un couple, une bonne soixantaine, d'origine indo-pakistanaise (je lie les deux par ignorance, pas dans un sens affirmatif), accompagné de leur fille... que nous avons failli emmener alors que ce n'était pas prévu.
Et puis... Et puis, le bouquet ! Elle arrive. Grance, blonde, coiffée au carré, petites lunettes rectangulaires, chemise blanche et veste en lin (bleue, la veste), la quarantaine bien sonnée... mais déjà un pli amer à la bouche. Comme si l'idée de passer une heure avec nous lui répugnait d'avance. Elle progresse dans le couloir, scrutant les numéros de place... et s'arrête un rang après le mien, en tendant un doigt accusateur vers le jeune homme qui occupe "sa" place. C'est le drame !
Le jeune homme se défend : lui a la "58", déjà occupée quand il est arrivée, d'où son invasion de la "57". La vindicte populaire, comme les mouches, changent illico d'âne ! C'est donc ce cadre cinquantenaire, bien sur lui, plongé dans la contemplation (de dos, je n'oserais l'affirmer béate, la contemplation) du "Macro-schéma de la nouvelle organisation", qui est l'odieux usurpateur ? Haro sur le boutonné (de manchette) ! Lequel n'en a, visiblement, cure...
L'heureux possesseur de la "56", un honnête barbu (qui s'avèrera plus tard être le lecteur d'un journal en arabe... moi qui adore lire ce que mes frères de voyage lisent, je suis refait !) propose aimablement de céder sa propre place, côté couloir, afin de la laisser à la dame, si elle ne souhaite pas la fenêtre, si cela peut la satisfaire.
Malheureusement, le pli amer s'accentue : c'est le sens de la marche qu'elle avait réservé, et dont elle se trouve odieusement flouée...
Non sans un regard de dégoût (dans lequel tout le genre humain semble convoqué), elle rend finalement les armes, et s'assoit en maugréant, dos à Paris. Désormais, pour tenter d'oublier, elle lit "L'Apparition" (Van Cauwelaert), seulement troublée, parfois, par les sonneries des téléphones portables...
Et le rustre, devinez ce qu'il fait ! Il a rangé l'important dossier sur la réorganisation des services, et il dort, insoucieux de la détresse de celle qu'il a repoussée aux confins du vivant ! Monde cruel...
Mais le Malin est décidément partout. Alors que, d'une dernière réplique assassine, la dame se purge de ses derniers venins, de l'autre côté du couloir, un nouveau drame se noue. L'homme installé en face de notre couple indo-pakistanais pianote sur un petit bijou d'Asus. Un Asus blanc hyper-compact, assorti à son téléphone portable à fond d'écran au logo de Louis Vuitton... Summum du bon goût... Longtemps, la seule chose visible est le fond d'écran, un drapeau israélien déplié.
Soudain, il fait pivoter la web-cam intégrée, lance LifeFrame... et se met à filmer sa voisine d'en face ! Oh, certes, sans intention, et sans cadrer autre chose que son bras sanglé dans un imper qui, s'il n'était blanc, rappellerait le riant uniforme d'une milice... Mais cela dure, de longues minutes, avant qu'il ne cadre finalement sur son visage... juste avant de finalement pivoter à nouveau vers lui la web-cam. Ouf ! L'honneur est sauf.
Après avoir consulté quelques photos, il sera enfin temps d'en venir aux choses sérieuses : les chiffres de ventes du magasin, classés par marques (Harcourt, Converse...). Quelques bien belles photos de chaussures plus tard, il sera temps de changer la batterie de l'engin...
Non loin derrière moi, un téléphone (oh, celui de ma première victime !) ne cesse de grelotter (pour le coup, on dirait vraiment la sonnerie des téléphones des années cinquante, vous savez ces petites sonneries grèles). Pour la 5e fois en à peine 40 minutes, il se rappelle à notre bon souvenir. Heureusement, pas trop dérangée par la brève conversation qui s'ensuit, la BCBG peut se retourner vers la vitre et poursuivre son somme là où elle l'avait laissé.
Mais déjà, nous arrivons en gare. Fin des histoires. Métro. Autre train. Routine... October 05 40 ans après...Je ne connais pas bien l'histoire véritable du Che. Je ne suis pas un admirateur, ni de lui, ni des autres idoles que l'on aimerait nous donner... Alors, si aujourd'hui, je réagis, c'est parce que les médias parlent abondamment de lui, mais cela pourrait concerner n'importe laquelle de ces "figures tutélaires" que l'on brandit devant nos yeux.
En réalité, je suis toujours dérangé par ces admirations sans recul, par ces idéologies aveuglées, par ces formes de cécité volontaire. Je ne parviens pas à croire à l'existence de dieux qui seraient parfaits (ni même à ceux de ces religions qui, les humanisant, les rendent imparfaits), comment, dès lors, pourrais-je croire à des hommes qui, eux le seraient, parfaits ?
Mère Teresa a fini par avouer ne pas avoir été parfaite. L'abbé Pierre n'a pas été irréprochable, du moins en paroles (!!!). Comment imaginer que le Che aurait pu être cet être improbable que la mesquinerie, l'envie, l'imperfection... auraient épargnées ?
Qui entretient cette religion laïque ? Qui veut nous faire "croire" ? Dans quel but ? Pour quel profit ?
Attention, en disant cela, je ne remet même pas en cause son combat, leur combat. Qu'ils aient incarné un idéal, pourquoi pas. Mais cela m'inquière toujours, que l'on veuille transformer un combat humainement imparfait en une religion. En général, cela masque des choses trop noires pour être assumées...
Culte.
Vénération.
Religion.
Autant de manières de nier le réel, et de créer un monde illusoire... October 03 Coup de gueule (encore...)Je suis abonné à quelques newsletters traitant de la communication et de e qui tourne autour. J'y trouve parfois des idées à creuser, parfois des informations qui m'attirent l'oeil, parfois juste un éclairage sur tel ou tel point.
Et, parfois, j'y trouve une source d'agacement.
Oh, je ne m'y trompe pas : ce qui m'énerve à un instant T m'aurait probablement laissé totalement froid à de nombreux autres moments. Mais, voilà, des fois cela me donne envie de réagir.
Ici, c'est une information "festive" qui m'a fait bouillir les sangs. Kronenbourg s'est associé à Emmanuel de Brantes pour créer un coffret qui va "célébrer la nuit", dans le cadre d'une action "artistique". J'en suis encore assis...
Ce qui m'agace, dans tout cela, c'est que cela va probablement marcher. Il va y avoir suffisamment d'abrutis pour céder à la nouveauté, au côté décalé du truc. Et permettre de créer de la valeur à partir d'éléments qui n'en ont pas (pardon pour les adorateurs d'Emmanuel de Brantes). Je ne comprend pas, des choses m'échappent.
Et que l'on ne vienne pas me parler d'art. Faire de l'art, c'est un travail, et, souvent, une souffrance. Ce n'est pas se comporter en parasite d'une société dévoyée qui fait euro de tout bois (on voit d'ailleurs le résultat, en terme de déforestation...). Ce n'est pas vivre aux crochets d'autres inutiles.
Le seul intérêt que je leur reconnais ? Celui d'illustrer une vérité profonde : notre existence n'a aucune importance. Aucune valeur intrinsèque. Elle n'est que ce que nous en faisons. Et que nous n'en fassions rien ne change rien à l'échelle de l'humanité, et, moins encore, à l'échelle de la planète.
Mais, voilà, moi, cette nouvelle opération ne me donne qu'une envie : passer mon chemin. Ne plus faire semblant d'appartenir à ce monde. Au risque d'en devenir extrême, surtout quand j'écris sous le coup de l'énervement... Je vais en revenir à des choses réellement artistiques : sur le thème de la nuit, il n'en manque pourtant pas... September 21 Alexis-Felix ArversJ'ai la chance... nous avons la chance, dans la famille, de posséder quelque chose de précieux : lorsque mon premier grand-père est mort, nous avons demandé à ma grand-mère d'écrire ce qu'elle savait de sa vie. Vous savez comment les choses se passent, en général : les "histoires de famille", entendues dans le désordre, et au fil de l'inspiration, peuvent rapidement s'embrouiller, se mélanger. En tout cas, pour ma part, j'avais bien du mal à remettre dans le bon ordre les différentes pièces du puzzle.
Résultat, nous possédons chacun, écrit de sa main, notre exemplaire de ce récit qu'elle a fait de ce qu'elle sait de lui. Et, prise au jeu, elle s'est ensuite livrée à ce même exercice la concernant, et, enfin, parce que cela l'avait amené, en quelque sorte, à faire un retour en arrière, elle s'est amusée à nous livrer un petit "guide" des vieux métiers qu'elle avait connu lors de son enfance à Paris.
J'ai relu, ces derniers jours, la partie qui la concerne. Une trentaine de pages. Avec de ces petites choses insignifiantes, et de ces grands moments qui changent une vie.
Et, je vous l'avoue, j'ai été terriblement ému de relire ce poème qui avait pour eux une signification très forte, et qu'elle a placé en fin de récit :
Le sonnet d'Arvers
Ma vie a son secret, mon âme a son mystère,
Un amour éternel en un moment conçu.
Le mal est sans espoir ; aussi j'ai dû le taire
Et celle qui l'a fait n'en a jamais rien su.
Hélas ! J'aurais passé près d'elle inaperçu,
Toujours à ses côtés et pourtant solitaire.
Et j'aurais, jusqu'au bout, fait mon temps sur la terre,
N'osant rien demandé et n'ayant rien reçu.
Pour elle, quoique Dieu l'ai faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite et sans entendre
Le murmure d'amour élevé sur ses pas.
A l'austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d'elle :
Quelle est donc cette femme ? et ne comprendra pas
Je ne me reconnais heureusement pas dans ce sonnet... Mais, par curiosité, j'ai été consulter quelques éléments sur la vie de cet Arvers, Alexis-Félix de son prénom. Et j'ai trouvé cela intéressant...
Aussi j'avais envie, pour ceux qui connaissent, de vous le rappeler, et,
pour ceux qui ignoraient, de vous le faire découvrir.
Pour les renseignements additionnels du Alexis-Félix Arvers, c'est ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Arvers.
Certains de vous y trouveront, entre autres, des pastiches de ce sonnet qui pourraient leur paraître plus à leur goût... September 18 De l'envie...Par hasard, je suis retombé sur un vieux bout de texte... écrit, puis abandonné il y a plusieurs mois. Mais, en le survolant, il m'a rattrapé, et j'ai eu "envie" de le compléter, de le terminer... de le publier.
Et le voilà, dans sa version du jour...
Il est parfois (souvent ?) difficile de décrypter les raisons de tel ou tel d'agir dans un sens ou dans un autre. De temps en temps, le message nous paraît suffisamment clair... mais est-ce bien le bon, ou seulement notre propre façon de percevoir les choses ? L'un des moteurs que j'ai le plus de mal à décrypter, c'est l'envie. Sans doute parce que, chez moi, elle se manifeste peu. Je ne veux pas dire par là que je n'ai pas d'envies. Mais que j'ai appris (oui, je crois que c'est quelque chose de culturel) à ne pas les laisser s'exprimer. Je les réfrène, je les ignore. Et je ne les comprend pas. Je ne trouve pas que ce soit un sentiment noble, que d'avoir envie. Je déteste tout le côté "envieux", au sens de désirant quelque chose que quelqu'un d'autre aurait. Autant je trouve positif le désir, autant l'envie me paraît de mauvais goût. Le désir est noble, l'envie est pervertie. La volonté est louable, l'envie est dégradante. Le courage est positif, l'envie est négative. Tout cela est terriblement judéo-chrétien. Mais, oui, je crois que l'on obtient souvent ce que l'on mérite, que l'on provoque ce que l'on reçoit. Pourtant, depuis quelque temps, j'apprivoise l'envie. J'apprends à la respecter, et, dans le même temps, à me respecter quand elle me guide. Je suis le fruit de mon parcours. Parfois heurté, parfois difficile, parfois involontaire. Mais qui, désormais, me permet de savoir qui je suis (à quelques flous près), ce que je veux (à quelques approximations près), et ce dont j'ai envie. Chaque étape de ce parcours chaque, chaque marche franchie avait son rôle. Je ne regrette rien, et, surtout, pas le temps perdu à apprendre à devenir moi. J'ai eu beaucoup de chance, j'en ai encore aujourd'hui. Je suis en paix avec moi-même. Et j'ai singulièrement envie que cela continue... Ce qui ne me tue pas me rend plus fort...Du moins est-ce ce que l'on dit, n'est-ce pas ? Eh bien, aujourd'hui, je suis tenté de plaggier cette formule, et de la tourner plutôt ainsi : "Ce qui ne m'atterre pas me fait rire". Malheureusement, je suis atterré. J'ai, une fois n'est pas coutume, laissé en fond sonore l'émission de Daniel M., que souvent je zappe. Et, toujours dans son registre alter, anti, contra, revendico-militantiste... il a livré aujourd'hui un nouvel opus sur les immigrés. Mais, cette fois, une petite surprise nous attendait. Car il s'agissait d'immigrés d'un genre un peu particulier : des français, émigrés en Belgique pour échapper à l'atroce pression fiscale qui nous écrase. Je vous passe les noms les plus célèbres, de ces grosses fortunes qui, pour pouvoir continuer à gagner plus (et, pire, sans même travailler plus, dites voir !), ne pouvaient tolérer de payer l'ISF, et ont choisi de franchir le pas, pour aller derechef s'installer Outre-Quiévrain. Ces courageux expatriés, ils se sont exprimés. J'ose croire que le journaliste, parce que cette émission est tout de même connue pour être assez extrêmiste, a spécialement choisi ses intervenants. Je veux penser que certains ont encore un tout petit peu les pieds sur terre, contrairement à ceux qui ont choisi de parler. A cette occasion, a été citée parmi les représentants de ce groupe de déracinés quelqu'un qui aurait pu, à 3 ou 4 ans prés, être une "camarade de classe". Je me sens donc autorisé, contre toute attente, à la nommer : Virginie Taittinger, qui est passée par la même école que moi. Oh, certes, déjà à l'époque la vie était dure, pour elle, et elle n'a pas pu suivre très assidument la scolarité. Mais ceux qui étaient à l'école se rappelaient encore avoir entraperçu à quelques sa Porsche garée sur le parking. Et voilà bien la preuve ! Etudiante, en France, elle ne pouvait se déplacer que dans une toute petite voiture. Oh, puissante, certes, mais c'était bien le moins pour que sécurité fut assurée, n'est-ce pas. Nul doute qu'aujourd'hui, elle peut enfin, dans les rues de Bruxelles, se déplacer dans un équipage plus digne de son rang. "Quel rang ?", se demandent certains ? Mais celui d'héritière du groupe Taittinger, qui, sorti du champagne en 2005, s'est alors concentré sur la Société du Louvre (quelques hôtels - le Crillon, le Lutetia, le Martinez -, un peu de luxe - Baccarat, Annick Goutal -, un peu d'immobilier...). Bref, quelqu'un qui a souffert dans la vie, et qui a du s'échauffer longtemps, avant de se baisser pour ramasser ce qui était à ses pieds (il eut été dommage, naturellement, qu'elle ne s'abîmât les lombaires à cette occasion). Tonalité de l'émission ? Ces pauvres riches ont été considérés comme des pestiférés, lorsqu'ils ont quitté la France. Voyez-vous cela ! Trève de plaisanterie. Venons-en au fait. Je n'ai jamais considéré comme indécent que certains, lorsqu'ils créent quelque chose, en tirent les fruits. Et que, si le succès est au rendez-vous, que les fruits en question soient volumineux ne me choque pas davantage. Car, après tout, ils ont essayé, pris le risque, osé. Et que tout le monde n'en est pas capable. La question n'est pas là. Bêtement, je suis choqué par l'individualisme forcené que démontre cette attitude d'expatriation fiscale. Ces personnes ont bénéficié du système français. Ils ont réussi, par leur mérite, mais aussi, obligatoirement, parce que le hasard (que l'on peut appeler "génie des affaires" ou "concordance dans le timing") a joué en leur faveur. Le succès ou l'échec ne tiennent souvent qu'à un fil, qu'à un petit impondérable qui peut même passer inaperçu. Mais, s'ils étaient nés ailleurs, peut être la pièce serait-elle retombée sur l'autre face. S'il s'agissait de nécessité, je comprendrais, et j'admirerais, même, le fait qu'ils partent. Mais pas pour cette motivation là. J'admire ceux qui osent partir, loin, plonger dans l'inconnu. Même si leurs motivations ne sont pas totalement pures, ne soyons pas bêtement romantiques. Personne n'est idéalement parfait. Mais là... Désolé, ça me donne envie de gerber, pas de comprendre. Je n'arrive pas à pleurer aux histoires de pauvres petites filles riches. August 09 Scandaleux ou bouleversant ?Une fois n'est pas coutume, j'ai regardé ce midi une partie du journal de TF1.
Et, parmi les sujets abordés, celui du constat récent des centres de secours alimentaires parisiens : de plus en plus de salariés sont contraints d'avoir recours à ces centres. Parce que leur salaire (1000 euro) ne leur permet tout simplement pas de payer un loyer et de manger.
Le sujet avait déjà été abordé avec les salariés qui ne peuvent pas se loger.
Alors, Messieurs qui parlez de travailler plus pour gagner plus, ne serait-il pas logique, déjà, de faire en sorte que ceux qui travaillent aient juste le droit de vivre, déjà ? Et pas seulement celui de survivre d'expédients ?
Je me rappelle des débats enflammés, et des diatribes définitives de certains qui expliquaient que les aides sociales en France étaient scandaleuses, parce qu'elles "permettent de gagner presque autant que si vous travaillez". Certes, mais puisque travailler ne permet déjà pas de vivre...
Je n'ai pas de solution toute faite. Je suis juste scandalisé. Scandalisé de vivre dans une société qui tolère cela. Scandalisé d'être moi-même sourd et aveugle, et d'avoir besoin de tomber sur ce sujet par hasard, et de ne rien pouvoir y changer. Scandalisé de savoir que, ce soir, je serai déjà passé à autre chose.
Car, voyez-vous, je viens d'apprendre une terrible nouvelle. Cette pauvre ourse slovène, qui a tant agité le petit Landerneau pyrénéen, a été renversée par une voiture ce matin. Voilà qui va relancer le débat et occuper l'espace. Si cela se trouve, même, BB va faire une apparition hors de la Madrague.
Quel monde... August 06 Chemins...Il y a des moments qui donnent à penser... et il y a des lieux qui ont le même effet.
Je sais évidemment que je ne suis pas le seul dans ce cas, mais, en ce qui me concerne, les "chemins" me font cet effet. Ils me semblent être une parfaite illustration de ce que nous pouvons vivre...
Tracés droit dans la forêt, assombris par le couvert, ils débouchent pourtant souvent sur la lumière. Une lumière, soit dit en passant, qui n'est souvent plus aussi lumineuse qu'elle y paraissait de loin, une fois que vous avez avancé... En fait, une lumière qui s'éloigne au fur et à mesure que vous même avancez...
Comme si, en réalité, la lumière que nous cherchons à l'extérieur de nous ne pouvait jamais être atteinte... à moins que nous n'apprenions à la chercher en nous.
Mais parfois, aussi, ils tournent, obliquent, serpentent. Alors le "bout" nous est masqué. Qu'y a-t-il derrière le virage ? Un autre virage ? La lumière ? La nuit en plein jour ? Voilà ce qui est le plus mystérieux, le plus attirant et le plus inquiétant à la fois.
Comme si, en réalité, nos choix, nos décisions, ceux qui ouvrent et ferment les "portes", ne pouvaient pas être arrêtés en toute connaissance de cause.
Surtout, un chemin dans la forêt, c'est une promesse de merveilles. Chevreuil, lapins, rapaces, ou petits scarabés. Pafois un étang et son héron. Qu'il suffit de savoir regarder. Qu'il faut aimer. Qui s'offre à l'aube, dans la brume et la rosée. Qu'il faut aussi aller chercher et mériter.
J'aime les chemins perdus... July 06 Vacances !Nous partons une semaine. Après les stress divers et variés (voilà 4 jours, nous n'étions pas encore sûrs de pouvoir partir), c'est le moment de relâcher la pression, de se vider l'esprit des choses négatives, et de le remplir, pour le retour, de jolies choses.
C'est ce que nous allons nous attacher à pratiquer durant les 8 jours qui viennent... Promis, nous y mettrons toute l'application nécessaire. Il n'y a rien de plus important que d'être sérieux en cette matière. June 26 Le jour où... (28)... j'ai oublié d'être jaloux Lorsque j'y réfléchis, avec du recul, aujourd'hui, je me rends compte que je n'étais plus réellement amoureux quand nous nous sommes séparés, mon ex-femme et moi. Je m'en suis rapidement remis, finalement, même si naturellement, cela m'a paru terriblement long et douloureux. Et puis, un jour, j'ai su que cette histoire était derrière. Derrière moi. Que la page était tournée. Oh, je ne dis pas qu'elle n'a plus d'impact sur ma vie : je pense que les personnes que nous aimons restent toujours avec nous, d'une façon ou d'une autre, même si la vie nous sépare. Mais nous pouvons néanmoins tourner les pages, après en avoir fait le tour. Appris ce que nous avons à en apprendre. Souffert ce que nous avons à en souffrir. Et pris ce que nous avons à en prendre. Ce jour-là, nous étions en train d'arriver à l'école. Je m'apprêtais à déposer Blaise. C'était un matin comme un autre, du moins c'est ce que je croyais. Et puis... Et puis Blaise s'est retourné vers moi. Il m'a regardé, de ses grands yeux, et m'a dit, l'air très sérieux : "Tu sais, tu seras toujours mon papa". Je connaissais depuis quelques semaines l'existence de D., le copain de mon ex-femme. Heureusement que j'avais déjà bien digéré, sinon, je crois que j'aurais risqué de vomir mon petit-déjeuner sur place. Mais j'avais déjà réfléchi à ce que je lui dirais le jour où il me poserait cette question qui n'en était pas (encore) une. Comme nous étions en avance, nous avons pu prendre le temps. Je me suis mis à sa hauteur, et je lui ai fait préciser ce qu'il entendait par là. Et il a fini par me cracher sa Valda. Comment, à son âge, et avec sa vision de petit garçon de 5 ou 6 ans, se comporter face à une situation dont il savait que j'avais souffert ? Alors je lui ai dit que j'étais heureux qu'il s'entende bien avec D. Que je serais toujours son papa, mais que cela ne l'empêchait pas d'aimer d'autres personnes que moi. Et que la seule chose qui m'importait, c'était qu'il soit bien avec D., avec sa maman, avec moi. Et que, si D. n'était pas et ne serait jamais son papa, cela ne l'empêchait pas de l'aimer. Que quand moi j'aimais quelqu'un d'autre, cela ne modifiait pas mon amour pour lui, et que l'inverse était vrai. Que si j'avais un jour d'autres enfants, cela ne changerait pas sa place. Et que l'amour ne se partage pas : il peut se multiplier, pas se diviser. J'ai lu beaucoup de choses dans ses yeux pendant que je lui parlais. Mais j'ai surtout vu dans ses yeux que c'est ce qu'il avait besoin d'entendre, et il est parti rejoindre ses copains tout guilleret. Moi, je suis reparti bouleversé, mais content. J'avais tourné la page. J'avais répondu à sa question. La page était bien tournée... Depuis, j'ai réfléchi à ce moment. Je me suis demandé si c'était normal de ne pas être "jaloux". Mais je sais que Blaise ne me prive pas de son amour ; je ne perds rien, et lui y gagnait la possibilité de laisser parler ses sentiments. June 23 Le jour où... (27)... j'ai connu mon premier orgasme
Troublé et ravi, g ossi aimé ça !
Mais vous n'en saurez pas davantage... Tant pis pour les curieux ! June 21 Le jour où... (26)... j'ai pris Marianne dans mes bras
Je renoue... Je renoue les fils. Les histoires ?
Voilà quelques mois... en fait, plus d'un an, mon dieu que cela a passé vite... j'ai interrompu la série. Mais je n'avais pas tout dit. Il reste quelques épisodes, récents ou plus anciens.
En voilà déjà un.
Un jour...
Un jour de mariage. Ce doit être mon émotivité naturelle, mais, souvent, les mariages me touchent. Non pas pour ce qu'ils signifient pour le couple (à mon sens, rien !), mais pour le message qu'ils véhiculent. Mais, bref, ce n'est pas le sujet.
Il faisait presque beau. Nuages, gouttes de pluie et éclaircies se succédaient.
Après avoir finalement déniché la mairie, particulièrement bien dissimulée, Madame le Maire nous accueille. Il ne manque pratiquement plus que les mariés. La cérémonie va se dérouler dans le jardin de la mairie, près du saule. Une table est finalement installée. Ne manquent plus que les deux symboles sans lesquels le mariage ne peut se faire. Madame le Maire, sans même un tirage au sort - sur ma bonne mine ? - me désigne. Je n'ai rien demandé.
Que retiendront les personnes présentes de cette journée ? Les mariés, bien sûr, finalement arrivés et mariés juste avant l'averse. Et, peut être, un grand garçon inconnu (pour la plupart), qui enlaçait Marianne.
Et moi ? Moi, je retiendrai, entre autres, que j'ai, un instant (pour un instant seulement), tenu la République à bout de bras. Avec l'angoisse de la laisser tomber : le buste en plâtre se serait probablement brisé sur le gravier.
Ce buste un brin kitsh, ni Leatitia Casta, ni Catherine Deneuve, ni Brigitte Bardot, ce buste qui n'est rien mais qui pèse plus qu'il n'est.
J'ai serré Marianne dans mes bras. Début d'une ambition politique ? Non, seulement un instant suspendu... May 31 Quand Google fait dans le sensuel...Parfois, j'imagine la déception des internautes à contempler le désastreux résultat de leur recherche sur Google.
Tenez, exemple d'aujourd'hui : le pauvre surfer qui, à sa recherche "couples xx", me voit apparaître, moi, en 1 sur la 1e page. Quelle ne doit pas être sa désillusion ("oh, j'aurais vraiment dû me contenter de taper sex, au moins, j'aurais pas été déçu").
Et, le malheureux, il n'était pas au bout de ses désillusions ! En 4, il se retrouve avec www.numdam.org/numdam-bin/fitem?id=SPS_1991__25__330_0. Et vous savez ce que c'est, ça ? La décomposition du mouvement Brownien avec dérive en un minimum local par juxtaposition de ses excursions positives et négatives. Trop la classe, hein !
(p*****, j'aurais vraiment dû taper "salopes creil", rumine notre ami)
Je passe sur la proposition n°8 (www.springerlink.com/index/J7K35026W10215GV.pdf), qui offre un passeport pour le monde passionnant de "l'imprimitivité des groupes de substitutions par rapport auxi-uples".
En 5e page, heureusement, il pourra trouver www.numdam.org/numdam-bin/fitem?id=ASENS_1941_3_58__261_0, dont je suis sûr qu'il jouira enfin. En effet, je ne doute pas qu'en réalité, ce sont bien les "Couples de tétraèdres de Moebius inscrits dans une quadrique (ou une biquadrique) et circonscrits à une autre quadrique (ou une développable de classe quatre)" qui l'intéressaient tout au fond...
Ah, Google, si tu n'existais pas, il faudrait vite t'inventer... Avez-vous jamais vu plus belle illustration de ce que les maths sont une discipline toute de sensualité ? |
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