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12月11日 La loi de MurphyVous connaissez tous la loi de Murphy, naturellement, version scientifique de la LEM (Loi de l'Emmerdement Maximum), et qui veut (pour la loi de Murphy) que, lorsqu'il existe un facteur susceptible de faire foirer quelque chose (dans une expérience, une étude...), ce facteur s'exprime forcément toujours. Du côté de la LEM, c'est plus pragmatique, avec la fameuse tartine beurrée qui tombe toujours sur la moquette côté beurre, histoire de bien vous agacer (et encore, là, on n'a pas parlé ni de la confiture ni du Nutella).
Eh bien, ce matin, j'ai testé pour vous la version orléanaise de la Loi de Murphy. 15 jours après m'être enfermé dehors, je me suis encore créé des souvenirs.
Pour une fois, lorsque j'ai appelé Blaise pour lui indiquer que nous n'allions pas tarder à partir à l'école, je n'ai pas eu droit au traditionnel "Ouais, c'est bon, attend" (c'est bon, c'est bon, c'est vite dit, et, en général, pour ce qui est d'attendre...), mais, au contraire, il est arrivé immédiatement. Nous sommes donc partis en avance (???). J'aurais du commencer à me méfier, mais bon, encore dans les brumes du sommeil, je n'ai pas réalisé...
A l'arrêt de bus, la circulation était mauvaise. Les minutes se sont donc écoulées, tranquillement, puis fraîchement, puis carrément froidement. Finalement, avec plus de 20 minutes de retard, c'est à dire pratiquement à l'heure à laquelle Blaise est censé entrer en classe, il est arrivé. Du coup, il est arrivé en retard, ce qui le stressait visiblement quelque peu. Dans le même temps, j'ai naturellement raté mon bus de retour.
J'ai donc décidé de retirer un peu d'argent au distributeur en face, en profitant des quelques minutes avant l'arrivée du bus suivant. Je récupère mon argent... mais pas ma carte. Sentant comme un goût de moisi m'envahir, je rentre dans l'agence (merci la Caisse d'Epargne), j'explique mon cas, le monsieur va trifouiller dans le bouzin (pendant ce temps, je vois le bus que je comptais prendre passer gentiment devant l'agence...), et il ressort fièrement avec une carte... qui n'est pas la mienne ! Un collègue à lui s'y colle, mais non, il paraît qu'il n'y a rien dans la machine. Je serais très étonné que la carte sois ressortie quelques minutes après et qu'une personne passant par hasard (c'est une grande rue, mais s'il y a un piéton tous les quart d'heure, c'est le bout du monde) l'ai récupérée au passage. Mais c'est la seule explication qu'ils arrivent à me proposer.
Bref, je vais, quelque peu abattu, jusqu'à l'arrêt de bus. Et j'attend. Le bus de 9h13 n'était toujours pas là à 9h20 (alors que le 9h, vous savez, celui qui est passé devant l'agence pendant que j'étais dedans, lui, il est bien passé à l'heure...), j'en ai donc pris un autre, qui me déposait un pont plus loin. J'ai donc fini en courant, histoire de n'avoir que 10 minutes de retard pour commencer à travailler.
Là, je viens de faire opposition sur ma carte.
Tout ça pour vous dire quoi ?
Que je suis quand même un sacré veinard !
Oui, parce que la carte égarée, et que je préfère avoir pour partir en Belgique la semaine prochaine, était à échéance 12/07. La nouvelle (bon, j'étais censé ne pas la prendre, parce que nous avions décidé, avec la banquière, d'en prendre une autre) est donc à l'agence. Il suffit donc que je trouve un créneau (bon, ça va pas être simple simple, mais quand même) pour aller la récupérer.
Elle est pas belle, la vie ? 12月6日 Petit traité de venteC'était la semaine dernière. Mon téléphone sonne, à Orléans, je décroche. Une voix féminine demande à parler au responsable de l'entreprise. C'est moi, je le dis, et la demoiselle se présente, elle travaille pour les Pages Jaunes.
Je sais donc tout de suite ce qui m'attend : je vais avoir droit à un grand moment de rentre-dedans commercial, avec, à la clé, une proposition de plusieurs centaines d'euro. Je sais aussi ce qui l'attend, elle : je vais gentiment l'éconduire. Mais, parce que je me sens d'humeur joueuse, je décide de prendre le temps de réviser la méthode de vente des Pages Jaunes.
Naturellement, elle m'appelle uniquement pour faire le point sur mon dossier. Loin d'elle l'idée de vouloir me vendre quoi que ce soit. Le fait que nous soyons en fin d'année, et que les annuaires paraissent en début d'année, n'est également qu'une pure coïncidence, bien évidemment. Aussi, elle me demande tout d'abord (bon point, au passage : elle applique à la lettre la stratégie qui consiste à faire parler, pour accumuler des éléments dont elle pourra se reservir par la suite) de lui expliquer ce que je fais. J'en profite, taquin, pour me ménager une première porte de sortie, en glissant dans mon discours une info, celle que je déménage bientôt.
Elle évoque alors la rubrique (plus que floue) dans laquelle je figure par défaut en soulignant qu'elle (sous-entendu : toute personne normalement constituée, comme, notamment, mes clients potentiels) ignore ce que cela peut bien cacher réellement. Je le lui explique plus en détails, en lui précisant (deuxième porte de sortie) que mes clients ne m'appellent pas, parce qu'ils sont à 100 lieues de se douter qu'ils peuvent avoir besoin de moi.
Et c'est à ce moment là que les choses ont commencé à déraper. Rebondissant (assez peu subtilement, mais bon, on fait avec les moyens du bord) sur ce que je venais de lui donner comme informations, elle me demande de lui confirmer que, dans mon activité, comme elle a cru le comprende, c'est bien le bouche-à-bouche qui fonctionne le mieux. Le lapsus est certes classique, mais il n'en est pas moins savoureux (oui, je crois que c'est le mot juste...), surtout lorsqu'il vous est servi par une jeune femme qui cherche à vous vendre quelque chose, et dont vous pouvez toujours questionner l'innocence réelle en la matière.
Je relève naturellement aussitôt, lui signifiant qu'avec mes clients, je tiens à me contenter du bouche-à-oreille, qui donne lui aussi d'excellents résultats. Elle se récrie avec une détermination toute professionnelle, mais je conserve le doute dans un coin de mon esprit.
Quelques instants de discussion plus tard, alors qu'elle a manié (assez lourdement, pour tout dire) l'arme (tout aussi classique) du "oh, mais c'est passionnant, ce que vous me racontez là", censée m'aider à me sentir fort et beau, elle en arrive à la question qui tue : "pratiquez-vous des consultations à domicile ?". Alors, là, pour tout dire, je pense qu'elle a rippé. Elle a du se planter de ligne, passer au questionnaire "massage orientaux" ou assimilé, parce que, franchement, je ne vois pas, dans tout ce que j'ai pu lui dire, ce qui l'amenait là. J'ai une clientèle exclusivement de professionnels, que je vais voir sur leur lieu de travail... Pas l'ombre d'une consultation à domicile dans tout cela... Je le lui fait remarquer, et lui demande de préciser ce qu'elle entend exactement par là. Suit alors une explication embrouillée, qui se solde par un retour en fanfare du lapsus buccal. Deux fois en 10 minutes, plus la consultation à domicile, je n'attends plus que ses tarifs... Qu'elle finit par m'annoncer, d'ailleurs : 216 euro (je m'en tire bien, finalement...), mais je m'interroge sérieusement sur le périmètre exact de la prestation proposée.
Pour lui éviter de me jouer le coup du bouclage et de la réduction de dernière minute (voire, plus beau encore, celle du tarif super tiré pour lequel elle doit faire valider par son superviseur, genre entre 100 et 150 euro), je lui dit (un brin traitreusement, je reconnais) que ce n'est pas cher, certes, mais néanmoins trop cher pour ce que je peux en attendre, et que donc ma réponse est, et restera, négative.
Nous nous sommes quittés bons amis, elle a poursuivi son listing, et moi mon article. Mais je me suis bien amusé. Eh oui, parfois, le bonheur, c'est simple comme... |
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