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5月31日 Quand Google fait dans le sensuel...Parfois, j'imagine la déception des internautes à contempler le désastreux résultat de leur recherche sur Google.
Tenez, exemple d'aujourd'hui : le pauvre surfer qui, à sa recherche "couples xx", me voit apparaître, moi, en 1 sur la 1e page. Quelle ne doit pas être sa désillusion ("oh, j'aurais vraiment dû me contenter de taper sex, au moins, j'aurais pas été déçu").
Et, le malheureux, il n'était pas au bout de ses désillusions ! En 4, il se retrouve avec www.numdam.org/numdam-bin/fitem?id=SPS_1991__25__330_0. Et vous savez ce que c'est, ça ? La décomposition du mouvement Brownien avec dérive en un minimum local par juxtaposition de ses excursions positives et négatives. Trop la classe, hein !
(p*****, j'aurais vraiment dû taper "salopes creil", rumine notre ami)
Je passe sur la proposition n°8 (www.springerlink.com/index/J7K35026W10215GV.pdf), qui offre un passeport pour le monde passionnant de "l'imprimitivité des groupes de substitutions par rapport auxi-uples".
En 5e page, heureusement, il pourra trouver www.numdam.org/numdam-bin/fitem?id=ASENS_1941_3_58__261_0, dont je suis sûr qu'il jouira enfin. En effet, je ne doute pas qu'en réalité, ce sont bien les "Couples de tétraèdres de Moebius inscrits dans une quadrique (ou une biquadrique) et circonscrits à une autre quadrique (ou une développable de classe quatre)" qui l'intéressaient tout au fond...
Ah, Google, si tu n'existais pas, il faudrait vite t'inventer... Avez-vous jamais vu plus belle illustration de ce que les maths sont une discipline toute de sensualité ? 5月25日 Cernés !Nous sommes visiblement cernés, il suffit d'écouter ce qui se dit partout pour s'en convaincre. L'ennemi est partout. Tout autour. Il coupe nos lignes de retraite. Il bloque la chaîne logistique des approvisionnements. Il est là, il veille, il guette, prêt à se jeter sur nous à la première occasion. Et, le pire, il va s'en tirer. Mais qui ? Ah, ça, c'est une toute autre question. Mais ce n'est pas parce que nous ne le voyons pas qu'il n'est pas là. Et nous avons raison d'avoir peur. Même si nous ne savons pas de quoi ou de qui. Pour paraphraser un célèbre proverbe (ne voyez aucune insinuation dans le choix de ce proverbe...) : "Si tu ne sais pas de qui tu as peur, "lui" il le sait". Oui, nous sommes cernés par la peur. Elle est là, partout, tout autour. Et elle coupe nos lignes de retraite. La politique joue sur la peur. Et l'ennemi. Tout le monde a peur. De tout. Le client a peur. De se faire avoir. De se tromper. De ne pas obtenir le meilleur (auquel, forcément, il a DROIT !). Et, par peur, nous nous replions sur nous-mêmes. Ou, peut-être, nous avons peur parce que nous avons commencé à nous replier sur nous-mêmes, et que, du coup, tout ce qui est à l'extérieur nous parait plus lointain. Et si nous nous accordions le DROIT de ne pas avoir peur ? De seulement vivre ? 5月3日 Assistanat ?Echapper aux réactions au "débat", aujourd'hui, c'est beaucoup plus difficile que de marcher entre les gouttes, et pourtant...
Et, mon dieu, mais qu'est-ce qu'on entend comme conneries. Mon dieu, mais les journalistes n'ont-ils choisis que les français les plus crétins, ou bien sont-ils vraiment comme ça, "en moyenne" ?
Tiens, encore à l'instant... Une vieille rengaine sur l'assistanat. C'est pas beau l'assistanat. C'est "inacceptable de gagner moins en travaillant qu'une femme qui ne travaille pas mais qui déclare 80 enfants" (!!!). A coup d'arguments massue comme ça, c'est sûr que la réflexion progresse à grands pas.
Mais pourquoi n'entend-t-on pas plus souvent des personnes pour rappeler seulement que, pour "revaloriser le travail", puisque certains se présentent comme les tenants de cet objectif, il faudrait payer les gens davantage, et non pas baisser les aides. Qu'il y ait une différence entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas, je n'y vois pas d'inconvénient. Mais pas s'il s'agit de dire aux premiers "vous avez le droit de survivre" - et encore -, et aux seconds "vous ne méritez même pas de survivre" !
Le problème n'est pas celui de l'assistanat. Il est celui du prix de la vie.
Mais il ne faut pas voir les choses par le petit bout de la lorgnette. Chacun de nous contribue à nier la vie de tous les autres, de tous ceux qui nous entourent. Parce que nous voulons nos deux télévisions, nos connexions internet, nos portables, notre voiture, nos vacances, nos billets d'avion pour aller dans des pays pas trop cher (quitte à ce que tout soit fait par des gens sur-exploités... à la condition qu'on nous les cache bien, histoire de pouvoir dormir et nous reposer de nos efforts !)... Et que, pour tout cela, nous ne voulons surtout pas payer le vrai prix de la vie. Nous voulons qu'on nous l'accorde, le prix de notre vie, mais ne pas payer pour le prix de la vie des autres.
Des années durant, je me faisais un devoir de voter. Cette fois ci, je n'aurais voté ni au premier, ni au deuxième tour. Et, sincèrement, je n'en ai strictement rien à secouer. Cette élection ne ressembleplus à rien. Je ne me reconnais plus dans ce pays. Cerné par des égoïstes, par des intérêts particuliers qui excluent, par des imbéciles qui n'ont ni mémoire ni curiosité. Nous avons les hommes politiques que nous méritons... |
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