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30 giugno Le jour où... (25)... je vous ai dit au revoir (mardi 27 juin 2006) Je ne vous dis pas adieu, mais au revoir. Je ne veux pas faire semblant, je ne veux pas essayer de faire "comme si". Je veux juste prendre le temps. 2 jours, ou 2 mois, nous verrons, ce n'est pas tant la durée qui comptera, mais la qualité. J'ai une tendance naturelle au mélo, mais tant pis. Et ceux qui trouveront ça con... eh bien, ils trouveront ça con... De toute façon, je les emmerde. Toujours est-il que, là, je vois tout en noir. Parce que la nuit tombe. Parce que je suis triste. Parce que j'ai mal. Parce qu'elle me manque déjà. Parce que cette histoire finie avant que de commencer est à digérer (j'ai bien voulu dire qu'elle est "à digérer", pas "dure à digérer", hein !). J'en ai marre de me cogner, mais, aussi, et peut être surtout, de faire mal en retour. Parce qu'elle a mal, elle aussi, je le sais. Et ne me dites pas (puisque vous ne savez pas) "mais pourquoi t'occuper de sa douleur à elle, si seulement elle en a". Ne vous permettez de douter ni de son honnêteté, ni de sa beauté d'âme. Je l'ai toléré sur le billet (20) parce que c'était une histoire du passé, et que sa protagoniste ne connait pas ce blog, mais j'en ai souffert, à nouveau. Alors, s'il vous plaît, épargnez moi. Epargnez nous. Et ne m'obligez pas à me fâcher. Si vous voulez m'aider, laissez ce lieu de côté quelque temps. Et revenez purs et frais, vivants et gais, pour partager à nouveau ce que je crois avoir réussi à créer ici, pour un temps. Ceux d'entre vous qui ont des choses à me dire, ne le faites pas ici. Je ne veux pas de comms sur ce billet, et, là, je serai intransigeant (si, si, je sais faire... et comme je sais que cela va en exciter quelques uns, vous en verrez le résultat). Alors, si vous voulez réagir, vous pouvez le faire, sur mon adresse qui, finalement, me fait sourire depuis longtemps, mais que je vais réafficher comme ambition première de ces prochains mois : boywannahavefun@hotmail.com. Et dire que, bêtement, j'avais oublié le "s" de boys, parce que je n'avais pas l'intention de parler que de moi dans ce pseudo de la première heure. Je ne vous promets pas de répondre. Je ne veux pas promettre plus que je ne peux tenir. Ma plume, sombre, va aller s'aérer. Elle n'en reviendra sans doute pas lumineuse. Mais au moins aérée ! Là non plus, je ne peux pas vous promettre davantage. Je vais retourner dans le "vrai" monde. Non pas qu'il soit réellement différent. Mais... Mais, finalement, j'y laisse moins de souffrances. Sans doute, surtout, que je m'y expose moins. Quelques messages personnels pour finir (pour cette fois). Pour éviter toutes suppositions, élucubrations, délires paranoïdes... et autres, j'ai classé par ordre alphabétique (et, ça tombe bien, le premier est... en premier... et c'est une première !) : > à "Toi" : ne culpabilise pas. Quelques larmes et une blessure d'amour propre valent mieux que mensonges et dissimulation. Nous ne nous sommes rien promis, nous avons toujours tenu parole, nous avons rêvé. Pas de remords à avoir, ni de regrets. Mais les vraies questions, je crois que ce sont celles-ci :
Je ne sais pas si j'aurai la force d'ouvrir "l'autre porte". Je ne sais pas. Take care. Allez, show must go on. > Emilie : il y a une chose que je veux te dire ici, malgré toutes nos incompréhensions (ou, peut être, mes incompréhensions... voire même "à cause" de nos incompréhensions !). Nous sommes tellement pareils que cela m'étonne. Et je comprends enfin mieux pourquoi on me trouve si souvent "attachant et insupportable". Attachant, c'est bien ;-). Insupportable, eh bien c'est tant pis pour ceux qui ne supportent pas ! > Gwen : désolé. Je crains que nos tous derniers échanges n'aient été prémonitoires. Mais je sentais déjà, et sans doute toi aussi. Ou bien savais-tu ? Baleine, caillou... Finalement, la baleine va redevenir l'anguille qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être, fuyante, et le caillou redevenir une roche ! Mais, après tout, c'est beau, une roche, la nuit, non ? ;-) > Kebs : je vais te laisser davantage de temps libre, finalement. Un goût d'inachevé, mais, au moins, c'est un goût. On m'a un jour cru "tiède", mais je n'aime ni le fade, ni l'insipide. > Lasorc : désolé, je vais laisser le bordel s'installer ici. Mais bon, du coup, s'il n'y a plus rien à faire ici, tu auras peut être le temps de publier la fin de la Grèce, de la Palestine et de la Croatie avant que les blogs ne deviennent payants ! Allez, ton public t'attend ! > Marie-Ju : allez, tu peux y aller pour un ps (juste, pas sur ce billet !)... Et un rien de déconnade ne fera pas de mal. Alors, lâche toi : j'ai besoin de m'amuser un peu ! > Vous qui savez, et qui "la" connaissez : je compte sur vous. Entourez la. Aimez la. Bref, ne changez pas. Mais arrêtez de lui dire qu'elle ne va jamais au bout... c'est pas bon pour elle. Foutez lui des coups de pied au cul pour qu'elle avance (par exemple, sur son projet), mais ne la laissez pas se mettre en tête qu'elle ne sait pas aller au fond des choses. Pourquoi je dis cela ? Parce que j'ai envie de le dire. Et que ça me suffit. Et que si ça fait chier quelqu'un, eh ben tant pis, je m'en fouts royal, là, tout de suite ! ;-) > Vyo : ce soir, les mots m'emmerdent. Je n'ai qu'une envie, être autiste, simpliste, cariste, altiste, raciste, machiste (mais, surtout, pas dentiste !). Mais ça me passera. Comme tout le reste ;-) Et je reviendrai taquiner le boulon, le houblon, le maçon, le citron, le caleçon (oups...), le bonbon, le lion, le maton... J'en garde sous le coude... Ah, oui, le goujon !! > Yves : je n'utiliserai sans doute pas l'autorisation que tu m'avais donnée, et pour cause. Il restera donc toujours un "billet secret", appelé "Le jour où... (24)... j'ai fait des jaloux"*, déjà écrit, mais qui raconte une histoire finie avant de commencer. Mais j'espère avoir éventuellement l'occasion, un de ces jours, d'en discuter de vive voix. Je ne suis pas Coloquinte (les lutins se fendent la gueule, là, à l'idée que j'ose me comparer à eux), je ne fais pas de moto, mais j'aimerais vraiment. > Potinija, Freddy, Aléatoire, Séelutine, Coloquinte, Kiniel, JujuSkunka..., je finis par vous. Je reviendrai, plus grand, plus beau, plus fort (oui, c'est possible ;-))... Merci d'avoir participé, d'avoir été là, d'avoir... pardon, j'ai dit un jour que je n'aimais pas le verbe avoir... d'être vous, d'être ce que vous êtes, d'être une pièce de mon puzzle intime (bon, eh oh, c'est un putain de puzzle, hein, mini 100 000 pièces, alors prenez pas la grosse tête... mais quand même ;-). Vous y êtes, à jamais !) ! > A tous ceux que je n'ai pas cités et qui s'en formaliseraient : je vous ai oubliés ? Vous êtes en colère ? Vous savez où et comment me le dire. Mais, vous êtes vraiment sûrs d'avoir raison de vous formaliser ? Vraiment ? Ce qu'il me reste à faire ? Nettoyer. Cautériser. Exorciser. Je veux juste garder ce qui est beau. Doux. Frais. Chaud. Mais qu'est ce que j'aurais aimé que ce soit une ruse... Tant pis, le rêve est passé. Il a vécu, ce que vivent les roses. A tous... oui, tous... Je vous aime. * Ne me demandez pas pourquoi je précise que le billet (24) est écrit, mais qu'il restera sans doute secret. Parce que cela me semble évident ! Imaginez, dans 200 ans, quand mes futurs biographes, historiographes et autres hagiographes se pencheront sur ma vie. Forcément, l'arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière-arrière petite fille putative de Dan Brown se penchera sur ce blog et le décortiquera. Et elle ne pourra manquer d'observer que "Le jour où... (24)" n'a jamais été publié, à une époque durant laquelle j'ai disparu un moment. Alors, soit je ne l'évoque pas, et je laisse libre cours à son imagination (que pourrait-elle imaginer ? Que j'ai été Grand Maître de la Kabbale, que j'ai fait une retraite spirituelle dans un monastère tibétain, que j'ai vécu une aventure sentimentale forte mais secrète avec un orang-outang chauve, que j'ai pris la direction de la Grande Loge Bloggale de France, que j'ai participé à une émission de télé réalité sur une île déserte dont mes admirateurs ont fait détruire les bandes pour que mon culte n'en soit pas altéré), ou alors je donne les éléments, ce qui fera d'ailleurs que ce billet gagnera une réputation mondiale et accèdera au rang de mythe. Et le plus romantique, dans tout cela, c'est que les raisons de ce billet feront elles aussi partie du mythe... ;-) Coup de fatigueCe billet n'a pas de contexte, je ne le date pas en l'écrivant. D'abord parce qu'il ne fait appel à aucun événement précis, du moins pas au sens où on peut l'entendre habituellement, mais aussi parce qu'il est intemporel au sens propre du terme. Il y a deux attitudes qui m'épuisent, chez certaines d'entre vous. Parfaitement opposées mais tellement complémentaires. Elles m'énervent d'autant plus qu'elles sont compréhensibles, et que l'une d'entre elles au moins part d'un "bon sentiment". Mais, parfois, ça me gave, les bons sentiments, y compris les miens. Parce que, j'allais oublier de le préciser, mais vous n'êtes pas les seules, probablement, à osciller entre ces deux extrêmes. Sans doute nous, hommes de peu de foi, sommes nous tiraillés de la même façon... Mais les attitudes des autres hommes, vous l'avouerais-je, ne me font pas souffrir... signe sans doute de mon irréductible hétérosexualité. Jusqu'à ce jour du moins... ;-) Mais revenons aux raisins. De la colère. Non, de l'agacement. Une part d'entre vous semble considérer que, dans le cadre des relations hommes-femmes, elles sont les seules, finalement, à mener le jeu. Je m'explique : visiblement, dans leur esprit, tout dépendrait de leur choix. Qu'elles disent oui, et l'affaire est entendue. Qu'elles disent non, et il faut se remettre à l'ouvrage. Je déteste l'idée qui se cache derrière cette idée. Que nous ne serions que des bites sur pattes. Que nous ne réagirions réellement qu'avec notre sexe. Que, pour nous tous, seul l'acte compterait. Eh bien non. Non. Et non. Nous sommes, certes, également en permanence soumis à l'action de nos hormones... Mais puis-je me permettre de vous rappeler que nous partageons les mêmes ? Que seules les proportions changent (oui, pour celles et ceux qui l'ignoreraient, nous, hommes produisons également des "hormones féminines", et vous, mesdames, produisez également des "hormones masculines". Seul l'équilibre entre les unes et les autres varie). Pour en revenir à mon propos, je déteste, peut être encore plus que toutes les autres, cette généralisation. Non, nous ne sommes pas tous que des bêtes habillées d'un corps humain, totalement dirigés par nos gonades. Vous nous avez demandé, depuis une trentaine d'années, de laisser parler nos sentiments, mais vous mêmes n'avez pas suivi le mouvement. Essayez d'accepter vos propres réactions "animales" (ou hormonales), et intégrez à votre vision des choses le fait que certains d'entre nous se coltinent avec leur affect, et pas seulement avec leur bistouquette. A l'inverse, je veux revenir sur des choses entendues. Certain(e)s, après une rencontre, semblent avoir du mal à dire à l'autre "j'ai apprécié, mais restons en là". Pourtant... Quel mal y a-t-il ? Certes, c'est désagréable à entendre, cela vient contrarier l'amour-propre. Mais ce type de blessure cicatrise. Et le "miracle" (auquel chacun semble croire) ne peut pas avoir lieu à chaque fois. Alors osons dire les choses. Soyons honnêtes les uns envers les autres (et réciproquement). De toute façon, si l'attirance n'est pas au rendez-vous, il faudra bien un jour que les choses soient dites. Et plus l'attente aura été longue, et plus la déception sera grande (je me place évidemment dans le contexte d'un échange sincère des deux côtés). Je me rappelle, comble du comble, avoir quasiment dû consoler, voilà presque 2 ans, une charmante demoiselle qui venait de m'annoncer qu'elle en était réellement désolée, mais que l'étincelle ne s'était pas faite. Etincelle... Comme le "miracle", je n'y crois pas une seconde. Mais il ne sert à rien de discuter sémantique dans ce type de contexte. Quoi qu'il en soit, j'étais, pour ma part, tout aussi désolé qu'elle, et mon égo saignait à gros bouillons, mais j'ai tout de même dû lui rappeler que, justement, c'était toute la beauté de l'affaire, que cette étincelle soit aussi capricieuse. Qu'un allumage automatique, comme il y en a sur les gazinières, ôterait beaucoup de charme à l'affaire. Et que j'allais m'en remettre, et elle aussi. Ce que nous avons fait d'ailleurs, ce qui nous a permis, un temps, de nous suivre de loin en loin. Puis de nous perdre, finalement, parce qu'en réalité nous n'avions rien construit... 25 giugno CamilleJe n'ai pas l'habitude de faire des billets "musique", parce que je ne suis pas un spécialiste, même pas un connaiseur, juste un amateur non technicien. Je me contente, même si cela me parait déjà l'essentiel, de dire "j'aime" ou "j'aime pas".
Camille, j'aime. Je n'essaierai pas de vous dire pourquoi, c'est comme ça. Je suis sensible et à ses paroles, et à l'ambiance musicale. Je ne sais pas dire à quoi cela me renvoie. Mais cela me parle. Bref, ce n'est même pas le sujet.
Mais, étant sensible à ce qu'elle chante, je suis aussi sensible à ce qu'elle peut dire.
Et j'ai donc été tout spécialement intéressé par l'interview qu'elle a accordé au magazine TGV, le gratuit qui est distribué gratuitement dans les TGV, comme son nom le sous-entend.
Et l'une de ses réponses (enfin, pour être exact, pour que vous puissiez suivre facilement, j'en regroupe deux), vous le comprendrez très rapidement, m'a particulièrement plus. Parce qu'elle me renvoie à des choses que j'ai déjà exprimées. J'ai d'autant plus apprécié que la question... Enfin, disons que c'est une question de journaliste ;-)
Q : Vous êtes donc fantasque... mais saine... Ce qui s'entend d'ailleurs dans l'album : malgré son côté bordélique, il est très construit. Et, sur scène, bien qu'on vous sente déshinibée et parfois loufoque, vous restez quand même très pudique. De même, vous paraissez légère, mais on perçoit une mélancolie en vous... Ces paradoxes sont-ils spontanés ou calculés ?
R : Ni l'un ni l'autre. C'est mon expression, rien de plus. Je suis comme ça. Je me sens à la fois fermée et ouverte, j'entretiens un mystère et, finalement, on ne sait pas très bien ce que je pense... J'aime bien ce côté trompe-l'oeil qui fait que certains, en écoutant mon disque, en sortent bouleversés ; ou d'autres me disent qu'ils ont été morts de rire d'un bout à l'autre. Je déprime ou je réjouis en fonction des gens. C'est d'ailleurs assez troublant de voir comment la subjectivité de chacun projette une couleur particulière sur un disque. En fait, dans leurs réactions, les gens se mettent plus à nu que moi qui suis tous les soirs sur scène et raconte ma vie dans les interviews : ils montrent, en réalité, leur vision du monde, la place qu'ils y occupent et ce qu'ils en attendent. Je ne crois pas dire autant de choses dans mes chansons.
Alors, Camille, je te le dis : tu n'as pas besoin de venir incognito sur mon blog. Tu peux signer de ton vrai nom, parce que, vous serez tous d'accord, c'est pas possible, elle doit me lire, non ?
Et au moins, je sais pourquoi j'aime cette chanteuse.
;-) 23 giugno Le jour où... (23)... j'ai cru rêver !
On dit souvent "sa gentillesse le perdra". Et, pour préciser les choses, on me le dit régulièrement. Et, en général, je réponds que je m'en fiche. Mais, il faut le reconnaître, des fois, je me maudis moi même.
Retour à l'école, donc à Reims. Je suis l'heureux possesseur d'une magnifique R5 ex-de société, blanche, que ma grande soeur à largement amortie. Et quand je dis amortie... L'une des caractéristiques les plus frappantes de cette voiture est d'avoir un levier de vitesse... comment dire... hyper-laxe, voilà ! Souvenir d'une malencontreuse marche arrière sur une pente herbeuse... alors qu'elle n'avait pas vu la plaque de béton au milieu de l'herbe... et qu'elle a donc tout simplement arraché sa boîte de vitesse ! Le résultat immédiat ? Le levier de vitesse a littéralement disparu, et la voiture était bloquée en marche arrière. Naturellement, parce que ma soeur ne fait jamais les choses à moitié, c'était un jour férié, et à Limoges, pour couronner le tout. Elle a donc rejoint le garage le plus proche... en marche arrière !
Et, pour ma part, j'ai hérité de la voiture quelques années après cet épisode, et avec un levier de vitesse présentant une souplesse toute... particulière (il faisait presque le tour de l'habitacle, en fait, même quand une vitesse était enclenchée...). Mais, bref, c'était ma voiture, elle m'a rendu bien des services. Et elle a fini par rendre l'âme à Lille, après un dernier trajet Paris-Lille d'anthologie (un 23 janvier, il gelait à pierre fendre, elle ne dépassait plus le 60 km/h, le chauffage ne marchait plus... Stef avait la 2e voiture, et j'ai fait des sauts de puce d'une station essence à une autre, me réchauffant à coup de cafés, frisant la crise de nerfs...).
Mais, bien avant cela, la dite voiture me permettait, deux à trois fois par an, de faire un aller-retour vers Strasbourg, pour aller voir mes parents. Cette année là, j'y allais pour Noël, et j'avais décidé de partir le 24, directement. Une demoiselle de l'école, habitant également Strasbourg, m'avait demandé si je pouvais la déposer. Et nous voilà donc partis, en début d'après-midi, pour plusieurs bonnes heures de route (de mémoire, 4... elle faisait pas du 180, la bête, hein !).
La route se passe normalement. La dite demoiselle ne faisait pas partie de mes "proches", nous n'avions pas forcément grand chose à nous dire... J'ai appris par la suite à la connaître mieux, puisque j'ai contribué (des fois, j'vous jure...) à lui faire rencontrer un copain, toujours de l'école, qui allait devenir son futur mari...
En arrivant sur Strasbourg, bon prince, je lui demande de m'indiquer la route pour la déposer chez elle... Un petit détour ne va pas me tuer, n'est ce pas ? Certes, je commence à fatiguer, il est environ 18h, le 24 décembre, mais bon, je ne vais pas non plus la ddéposer sur le bord de l'autoroute, hein ? Elle proteste faiblement, voire mollement... puis accepte. Et je lui demande de prendre les choses en main, car j'ignore tout de son quartier.
Elle commence à me diriger, j'obéis à ses instructions. Elle m'emmène vers un quartier que je connais un peu, m'indique une sortie d'autoroute, me fais tourner à droite... Et là, j'ai cru halluciner ! Littéralement !
Elle venait, tout simplement, de m'amener, en cce beau 24 décembre, à 18h30, sur...
le parking de l'un des Auchans de la banlieue strasbourgeoise. Elle n'avait pas osé me dire qu'elle n'avait jamais conduit régulièrement sur Strasbourg, et donc elle ignorait comment aller chez elle. Je me suis effondré intérieurement. Je n'avais plus qu'une envie, la déposer à l'accueil, avec ses valises, et foutre le camp... Mais même cela n'était pas possible : même sans nous approcher d'une entrée, nous avons mis près de 40 minutes à seulement ressortir du parking, à croire que tout Strasbourg avait oublié un citron ou du vinaigre et des échalottes pour les huitres ou le pain au son pour le foie gras !
J'ai pris les choses en main, sorti mon plan, trouvé la bonne route, tout en me retenant de hurler. J'ai pris sur moi, à quelques moqueries près. Et je l'ai déposé vite fait, l'abandonnant aux bons soins de ses parents.
Cela dit, mes moqueries avaient du être relativement acerbes tout de même. En effet, quelques mois plus tard, alors que je m'étais bien juré de ne jamais recommencer une équipée de ce style, j'ai été amené à la ramener à Strasbourg une fois de plus.
Et là... C'était presque pire... Elle avait visiblement appris tous les chemins possibles par coeur... Et, à chaque intersection, me disait "alors, ici, c'est simple, si tu prends à droite, ensuite c'est la 4e à gauche, puis tout droit, en après 2 fois à gauche. Mais si tu tournes à gauche ici, tu peux ensuite prendre à droite, puis la 2e à gauche, et tu arrives au même endroit. Ou alors, tu peux prendre tout droit, et au rond-point...". J'ai cru rêver...
Tiens, pour illustrer, je vais essayer de trouver une illustration du surnom que certains lui donnaient à l'école... 21 giugno Le jour où... (22)... j'ai croqué tout seul la (grosse) pomme
Bon, vous vous en doutez probablement, c'est effectivement du côté de New-York que cela se passe. Dans l'épisode (8) de cette magnifique saga (ben, si moi je ne le dis pas, qui le fera pour moi ?), je vous racontai entre autres choses mon stage au Quassy Amusement Park.
Mais j'avais oublié quelques petits épisodes... dans la lignée des souvenirs de voyage.
En même temps que le visa de travail obtenu, il y avait dans le "package" le billet d'avion et une nuit à New-York dans une auberge de jeunesse YMCA. Arrivée à l'aéroport de NY, donc (aéroport JF Kennedy), navette, arrivée à l'auberge de jeunesse sans souci (la meilleure preuve : je n'en ai aucun souvenir !).
Par contre, je me souviens parfaitement de la chaleur et de l'humidité. Cette année là, Yellowstone a brûlé plusieurs mois durant. Et, comme souvent à New-York, le taux d'humidité devait frôler les 75 %, le moindre mouvement avait pour effet de provoquer une incroyable impression de se liquiéfier sur place...
Bref, je prends possession de ma "chambre" (pour ne pas dire "cage à poule"), modèle classique. Je découvre que la fenêtre est bloquée... en position ouverte... par la dernière couche de peinture posée (ce qui devait bien remonter à plusieurs mois, voire années, auparavant). Pour une nuit, je me dis que ce n'est pas grave. En effet, je repars le lendemain direct : il me suffit de trouver la gare routière d'où les Greyhound inondent le pays... Et puis cette fenêtre donne sur l'intérieur de l'immeuble, une sorte de patio (mais n'imaginez un joli jardin d'agrément, hein, bien qu'il fasse nuit, ça ressemble plutôt à des tuyaux et des blocs moteurs, hein !
J'avais cru que le fait d'être dans les hauteurs (vers le 20e étage, mais je n'ai pas le chiffre exact en tête) m'épargnerait les excès de bruits... Mais non. Incroyable le nombre de voitures de police et d'ambulances, de véhicules à sirènes qui peuvent circuler dans New-York la nuit...
A un moment, alors que le décalage horaire, couplé à l'angoisse de ne pas me réveiller à temps, me faisait faire des tranches de sommeil de l'ordre de la demi-heure, je suis sorti de ma chambre, juste à temps pour voir... ce qui était sans doute un rat traverser le couloir. Je me suis rapatrié, je n'ai plus rien demandé, j'ai essayé d'oublier les bruits qui me semblaient venir de partout, et surtout, naturellement, de sous mon lit...
Le sommeil ne venant pas, j'ai aussi eu le temps de m'interroger toute la nuit sur le type de travaux qui pouvaient bien se dérouler dans le "patio". L'impression d'avoir un bulldozer en action 20 étages plus bas. Et, encore en plein rêve américain, j'ai réussi à me convaincre moi même que les ouvriers américains devaient être particulièrement souples...
Jusqu'au moment où... j'ai réalisé que mon bulldozer n'était rien d'autre que les machines qui assuraient la climatisation de l'immeuble (enfin... probablement en priorité l'appartement du directeur !). Et, là, l'agacement a remplacé l'admiration... C'était l'exploitation capitaliste dans toute sa splendeur...
Le matin, avec à peine 1 à 2 h de sommeil cumulé derrière moi, et ma valise pour 1 mois et demi devant moi (c'était davantage elle qui me tirait que moi qui la poussait...), je fais un crochet par la banque échanger quelques chèques de voyage contre quelques dollars. Je découvre les joies des chemins tracés de cordons, au pays de la liberté, des marquages au sol (aujourd'hui, c'est quelque chose que nous avons finalement adopté, mais à l'époque c'était encore très rare).
La température n'a pas baissé. J'arrive, tout en eau, jusqu'au guichet Greuhound. Je m'y suis pris à l'avance, j'ai presque 45 minutes devant moi avant le départ. Je suis tout guilleret. Je suis prêt à dire au revoir à New-York. Je repère le chemin jusqu'au quai 132 (je ne garantis pas l'exactitude, hein, mais ça vous donne une idée du complexe...). Vingt minutes avant, je me rends à l'endroit ad-hoc. J'ai identifié un petit banc parfaitement situé. Le bus arrive, le départ est dans 15 minutes. Je met ma valise dans le bus, je m'installe tranquillement, en me félicitant de mon organisation remarquablement huilée. Pas un à-coup, pas une angoisse. Je revérifie tout de même auprès du chauffeur que je suis dans le bon bus, qu'il passe bien là où je dois descendre, je l'interroge sur le fonctionnement (s'arrête-t-il systématiquement aux arrêts ou faut-il prévenir... vu que je ne connais pas...). Bref, je suis au taquet.
Le chauffeur s'éloigne, sans doute un dernier besoin naturel à satisfaire avant d'attaquer la route. Par acquit de conscience, je vérifie que j'ai bien mon passeport. Mon passeport ! Où est-il ? Où est la pochette dans laquelle il était, avec mon plan, ma liste de numéros de téléphone ? J'en ai eu besoin quand ? Ah, ben bien sûr... Pour prendre mon billet, au guichet, à l'autre bout du complexe ! Argggggggghhhhhh ! Le départ est prévu dans 5 minutes.
Sous les yeux ébahis des quelques voyageurs qui étaient montés dans l'intervalle, et m'avaient vu, paressant et un sourire aux lèvres, je me transforme en une furie qui s'enfuit en courant, paniqué. Je ne peux pas prévenir le chauffeur, je ne peux pas sortir ma valise du bus... Je n'ai pas d'autre solution que d'être de retour avant le départ du bus !
Je cours dans les couloirs, je manque me vautrer deux ou trois fois. J'arrive au guichet (je dois avoir l'air d'un malade mental, rouge, hors d'haleine). J'arrive à balbutier que j'ai oublié qq chose... et là, la dame me sors ma pochette de sous le guichet, et me la tend avec un sourire. J'ai bredouillé un vague thank you, et je suis reparti dans l'autre sens.
Je suis arrivé juste à temps. J'ai ensuite craché mes poumons pendant une bonne demi-heure. J'avais bien fait de prendre mon temps pour ne pas avoir, dans cette atmosphère lourde et chargée d'humidité, à me hâter...
C'est drôle, en écrivant cet épisode, d'un coup, ça me rappelle encore autre chose, plus récent... Pour une autre fois, peut être ? ;-) 20 giugno Un petit jeu...... ça vous tente ?
Je vais vous donner le titre et le sous-titre de mon prochain billet, et c'est à votre imagination que je vais faire appel, si vous avez envie.
Le but : deviner ce qui peut se cacher derrière (parce que, des fois, il n'y a pas dans mes billets exactement ce que le titre peut sembler vouloir dire, mais sans que je mente... on pourrait, si on voulait ergoter, appeler cela des mensonges par omission, mais ce serait... de l'ordre de la ruse, là aussi !).
Ce prochain billet, appartenant à la catégorie des "Le jour où..." aura pour sous-titre :
... j'ai croqué tout seul la (grosse) pomme
Voilà.
A vous de jouer... Un mardi belge...TGV Lille – Paris, le 15 juin 2006 Me voilà sur le retour. Retour d'une semaine globalement bonne. Le travail a bien avancé. Nous sommes désormais sur le point de voir véritablement le site internet sur le quel je travaille finalement depuis 6 mois pour le compte de mes patrons belges se dessiner : notre partenaire (agence web) devrait nous communiquer le dossier de spécifications techniques dans les 10 jours. On peut enfin commencer à imaginer réellement de quoi aura l'air le résultat, et, pour tout vous dire, c'est extrêmement plaisant. Mais mardi aurait pu être une journée à oublier très vite, si elle s'était terminée comme elle a commencé. Imaginez vous : j'avais dormi royalement 2h30 dans la nuit de dimanche à lundi, et, avec la chaleur, je me suis quasiment effondré lundi soir. Mardi matin, après une nuit somme toute réparatrice, frais sorti de la douche... première alerte : la table du petit déjeuner est déséspérément vide à 7h30. Pas un mouvement dans toute la chambre d'hôte... Visiblement, la dame qui tient la chambre d'hôte peine à émerger... Je la vois finalement arriver, toute rougissante, vers 7h40. Bon, ça me laisse encore un peu de temps (il faut que je parte au plus tard à 8h10). Mon petit-déjeuner avalé (heureusement, ma voisine de chambre habituelle, avec qui nous bavardons toujours un petit peu, n'est pas là ce matin... Cela me fait gagner un peu de temps), je finis de me préparer. Je ferme ma chambre, pars vers la porte... Et je découvre avec horreur que, sur le porte-clé de ma chambre, il n'y a qu'une seule clé ! Autrement dit, seulement la clé de la porte de ma chambre, mais pas celle de la maison. Dont la porte s'avère évidemment être fermée. Et là, j'entends la voiture démarrer. Autrement dit, notre hôte vient de partir déposer son fils à l'école. Et je suis donc enfermé dedans ! Le ridicule de la situation ne me fait, pour le coup, pas rire sur l'instant. Je suis plutôt agacé. Je sors dans le jardin par la porte fenêtre, et j'attaque l'exploration du jardin par la droite... ce qui m'amène à un portail d'un bon mètre vingt de haut, en une sorte de grillage, fermé à clé. Pas idéal à franchir même si, compte tenu du temps, je me suis décidé à aller travailler en bermuda. Je pars donc dans l'autre sens, traverse tout le jardin, l'espèce d'annexe dans laquelle les poules sont installées, et je finis par découvrir un second portail, nettement moins haut, que je décide de franchir. Saisissant à pleines mains l'un des côtés, je m'apprête à adopter un mouvement de rotation... quand la chaîne qui paraissait le fermer (le portail) tombe à terre... Oui, il était ouvert ! Là, je l'avoue, j'ai ri tout seul. Et ça m'a redonné confiance en cette belle journée. Qui s'est finalement révélée tranquille.
C'est amusant comme les événements peuvent s'enchaîner : quand ça part mal... Et puis il peut suffire d'un micro-grain de sable pour soit criser totalement, soit être pris d'un inextinguible fou rire. On est peu de choses, non ? 19 giugno Rétro-pédalageTGV Paris-Lille, 7h10, lundi 12 juin 2006 Aujourd'hui, pas d'histoire, pas de petite anecdote de voyage. Aujourd'hui, je vais essayer de répondre (de dire, d'écrire, et de mettre des mots) sur quelque chose que je ressens profondément, mais que jusqu'à présent je n'ai pas formulé. Je le dis et l'écris depuis plus d'un an maintenant : j'ai beaucoup changé. Sans avoir réellement changé en profondeur, parce que je suis convaincu que le coeur de l'artichaud (depuis le temps que j'essaye de vous inciter à aller lire mes billets du début, je vais peut être finir par y parvenir... ;-)) n'a pas bougé d'un iota. Mais, qu'est ce que cela veut dire "j'ai changé" ? Nous changeons tous. Plus ou moins. Plus ou moins visiblement. Et cela, surtout, influe plus ou moins sensiblement sur nos comportements. Samedi, en revenant d'une des ces réunions de famille que j'ai tendance à fuir quand je le peux, j'ai réussi à résumer d'une formule en quoi je crois avoir changé. Et, parce que la formule m'amuse, j'ai décidé de vous la livrer. "Il y a encore deux ans, je pensais que j'étais une personne normale. Et aujourd'hui, je pense que je suis une personne normale." "Ah, ça y est, il a encore travaillé du chapeau, le Thierry... Ou alors ce sont les dernières traces d'alcool du week-end qui troublent son entendement", se disent en douce certains d'entre vous. Ne mentez pas, je l'ai entendu jusqu'ici ! Mais c'est bien ça ma formule. Je maintiens ! Il y a deux ans, j'étais convaincu d'être une personne normale, sage, raisonnable, intégré, simple, plutôt facile à vivre, logique, cohérent... Normal, quoi. Aujourd'hui, je sais que je suis déraisonnable, complexe, terriblement chiant, illogique, rancunier, jaloux quand il ne le faut pas (et probablement pas assez quand il le faudrait), volontiers incohérent, manipulateur parfois, épris d'une liberté et d'une indépendance que je n'étais pas capable d'assumer. Avec mes cassures, mes séquelles, mes histoires, mes habitudes, mes mauvais côtés. Une personne normale, quoi ! Ce qui a vraiment changé, c'es le regard que je porte autour de moi. Beaucoup moins empreint de certitudes, mais certainement encore plus naïf, encore plus "tendre". Parce que je suis comme cela. Parce que je me sens bien comme cela. Parce que c'est moi. Et que si je dois parfois en payer le prix, je ne fais que payer la facture d'être moi. Au moins, voilà une facture dont je sais pourquoi je dois l'honorer ! Alors cela change quoi ? Tout et rien, en réalité. Rien, parce que c'est toujours moi. Tout, parce que c'est enfin moi. Et que, pour en arriver là, il m'aura fallu du temps, de la souffrance parfois, du plaisir aussi. Des rencontres et des séparations. Des incompréhensions et des quiproquos. Des mésententes et des fâcheries. Des angoisses et des déprimes. Des découvertes et des aventures. Des pas en avant et des reculs. Des regrets et des remords. Des coups de coeurs et des coups de gueule, des coups de grisou et des coups de blues. Des bons et des mauvais coups... J'ai enfin compris que j'avais le droit de ne pas être lisse, parfait, irréprochable. Je m'accorde enfin le droit à l'erreur (avec modération, quand même, hein !). Et quand je laisse voir mes faiblesses, ce n'est pas pour éviter le rejet et me donner l'apparence d'être inoffensif. Je ne suis pas inoffensif. Je mords, je griffe, je pince autant que je caresse. Je me suis longtemps cru de l'ordre des purs esprits, mais je suis de chair et de sang, avec toutes les insuffisances que cela me confère. Alors, ce qui a changé ? Tout, je vous dis : j'ai enfin accepté d'être humain. Et de vivre en tant que tel. Et si j'ai encore des progrès à faire, plein de choses à découvrir, à faire et à goûter, eh bien tant mieux : rien ne me ferai plus peur que de penser que j'ai tout vu ! 03 giugno Histoire de meurtre...J'ai envie de tenter une expérience... Je ne sais pas ce qui peut en sortir, mais si la mayonnaise prend, cela pourrait être très intéressant.
Voilà l'idée. Je vais vous raconter une petite histoire, avec plusieurs personnages. Le rôle de chacun d'entre vous sera le suivant :
- dans un premier temps, donner simplement votre réponse, sans commentaire, à la question qui clôturera l'histoire. Idéalement, répondez sans regarder d'éventuelles réponses des autres.
- dans un deuxième temps, le but sera de parvenir, en discutant entre vous par commentaires interposés, de parvenir à une réponse unique. Cela amènera sans doute chacun à expliciter ses positions, à l'occasion d'un débat qui pourrait être intéressant. Je serai le modérateur, s'il y a lieu.
Si certains d'entre vous connaissent déjà cet exercice, sa finalité, ses modadlités habituelles, je les remercie soit de ne pas participer pour ne pas fausser les choses, soit d'y participer de façon "innocente".
N'hésitez pas à faire venir d'autres internautes pour qu'ils participent, cela ne pourrait être que plus riche.
Vous êtes prêts ? Alors voilà l'histoire.
Il était une fois une ville, qui présentait l'originalité d'être située sur les deux rives d'une rivière, les deux parties de la ville n'étant reliées entre elles que par un seul pont. Un passeur avait donc eu la bonne idée de s'installer, et il avait obtenu l'exclusivité de l'activité de traversée de la rivière en bateau. La traversée à la nage, quant à elle, était absolument impossible.
Un soir, une femme quitte le domicile conjugal, situé sur la rive gauche et traverse le pont pour rejoindre son amant, habitant la rive droite. Quelques heures plus tard, comblée, elle reprend le même chemin pour rentrer chez elle. Mais, arrivée au pont, elle découvre qu'au milieu de celui ci, un fou, connu de toute la ville, s'est installé, un couteau à la main, qui menace de tuer toute personne tentant de traverser.
Ennuyée, elle va voir le passeur, mais ce dernier refuse, malgré ses promesses, ses supplications, de la faire traverser, car elle n'a pas sur elle suffisamment d'argent pour payer son "voyage".
De plus en plus inquiète à l'idée que son mari ne découvre le fin mot de l'histoire, elle court chez son amant et lui demande de lui avancer le prix de la traversée, mais celui-ci refuse de l'aider.
Paniquée, elle retourne au pont, et, décidant de passer outre aux menaces du fou, entame la traversée. Ce dernier se jette sur elle, la poignarde, et la tue.
La question : classez tous les personnages de cette histoire par ordre décroissant de responsabilité (du plus responsable au moins responsable) dans la mort de cette femme. Je vous rappelle que, au départ, il faut juste donner votre liste, sans commentaires.
Liste des personnages (je les mets dans un ordre aléatoire, celui "d'apparition à l'écran", pour ne pas vous influencer) : la femme, l'amant, le fou, le passeur, le mari. 02 giugno A mon grand pèreParmi mes grands-parents (j'ai eu la chance de les connaître tous les quatre, et longtemps), il en est un qui me tient tout particulièrement à coeur. Mon grand-père paternel. Il est mort en septembre dernier. Et je n'ai pas pu assister à son enterrement. La cérémonie se déroulait à Metz le 4 octobre au matin. Le 3 octobre était un jour de grève "générale". Et le 3 octobre, j'étais en Belgique pour rencontrer mes "clients", et discuter de la collaboration qui s'est finalement mise en place (sinon, je n'effectuerais pas ces aller-retours réguliers). Je suis donc parti d'Orléans le mardi 3 octobre à 4h30 du matin, avec ma pauvre vieille AX. Pour rajouter au comique de la situation, je peux rajouter que mon banquier avait trouvé amusant, "pour la joie", de bloquer ma carte bancaire perso... Heureusement que la carte professionnelle fonctionnait, que j'avais pensé à la prendre et retrouvé le code... Je suis arrivé en Belgique vers 10h30. Nous avons discuté, je leur ai présenté ma proposition, nous sommes allés déjeuner, et je suis reparti en début d'après midi, vers 14h30. Le seul train Paris - Metz ce jour là partait à 18h de la gare de l'Est. Des camionneurs bloquaient l'autoroute également. Je suis arrivé à la gare de l'Est en même temps que le train partait. Le seul qui aurait pu m'emmener vers ce dernier rendez-vous. J'en ai pleuré, en descendant récupérer ma voiture. Et je suis reparti vers Orléans. Déjà conscient que cette occasion manquée, je la regretterai. Et puis le train-train de la vie a repris le dessus. J'ai découvert la joie de mes déplacements réguliers. J'ai adopté, sans le maîtriser, ce nouveau rythme. Et cette impression de perte s'est atténuée. Jusqu'à ce que... Jusqu'à ce que des événements récents me ramène vers elle. Car, ce que je voulais écrire ici aujourd'hui, c'est que mon regret, ma perte, c'est de ne pas avoir eu le temps de te présenter des personnes que tu aurais appréciées. Je ne mesure que maintenant à quel point cela me manque. Je t'imagine d'ici, ton petit sourire aux lèvres, revenant de la cuisine avec une bouteille de vin d'Alsace pour un apéritif improvisé. Attablés autour de la table de la salle à manger, nous aurions juste parlé, dit des bêtises, ri. De petits rien quotidiens partagés, peut être des souvenirs qui seraient remontés à la surface. Et, surtout, je sais que tu aurais approuvé mes choix. Je sais que tu aurais été content. Je sais que tu aurais eu ce petit clin d'oeil complice marquant ton plaisir. Je ne suis pas croyant. Je ne pense pas que tu me regarde de "là haut". Je ne pense pas que tu sois encore quelque part ailleurs que dans nos coeurs. Mais si jamais c'est le cas, tu dois sacrément rigoler...
Et, surtout, surtout, je sais maintenant que ce modèle de "grand-père indigne" que je rêve de devenir, c'est toi...
(Lorsqu'on lit ce billet, il en ressort sans doute plus de mélancolie qu'autre chose. Mais ce n'est pas l'état d'esprit dans lequel je l'ai écrit. C'est parce que je suis heureux et que j'aurais aimé partager ce bonheur avec lui, entre autres, que j'ai eu envie de le coucher sur le web. De l'émotion, oui, mais pas de tristesse. Ne vous inquiétez donc surtout pas de mon moral : je vais parfaitement bien... mieux, sans doute, que toutes ces dernières semaines !) L'amour rend aveugle... et idiot ?Un billet oublié, qui s'était égaré lors de mon précédent trajet. Mais, en le retrouvant, en le relisant, il me parle toujours. Alors, pourquoi s'en priver ? Le voici donc, en l'état ! TGV Paris – Lille, lundi 15 mai, 7h03 Comme on me le faisait remarquer récemment, on m'aura tout demandé, tout suggéré, sur ce blog. De faire "drôle", de faire "illustré", de faire plus direct, de faire plus introspectif, de faire subtil, de faire ambigu... Et, je dois l'avouer, ce sont aussi ces "demandes", exprimées ou non, qui rendent le jeu intéressant. Mais, aujourd'hui, rien de tout cela. Là, j'ai envie de faire juste simple. Juste quotidien. Juste factuel et sans contenu, à partir d'une petite anecdote sans importance de mon premier train de ce matin. Des amoureux qui se disent au revoir sur un quai de gare, rien de plus classique. Les grandes effusions, les embrassades passionnées, tout le monde connait. Parfois même, quand on traverse une phase de cynisme, on ne peut s'empêcher de s'interroger sur la véracité de ce qui est alors donné à voir, l'un des deux pouvant très bien être juste en attente du départ pour rejoindre une maîtresse ou un amant... Mais ce matin, la scène était un brin plus décalée. Plantons d'abord le décor. Dans la voiture, une jeune femme. Sur le quai, un jeune homme. Nous sommes à 10 minutes du départ. Elle vient de s'installer, et je m'attend à la voir voler vers son amoureux, lorsque soudain, se tournant vers lui qui la contemple au travers de la vitre modèle SNCF moitié réfléchissante (la vitre !), elle dégaine son téléphone portable. Alors qu'ils auraient pu, pour le même prix, être dans les bras l'un de l'autre, voilà qu'ils ont passé 10 minutes à étreindre leur portable, en se regardant dans le blanc des yeux. Et, naturellement, ce qui devait arriver arriva, elle a fini par oublier où elle était, et nous a servi (tout bas, certes, mais parfaitement audible néanmoins, à 5h du mat' dans un wagon silencieux...) du "mon bébé, ne sois pas trsite, je suis de retour vendredi". Un bébé, qui, soit dit en passant, était tout de même un beau brin de garçon d'un bon mètre 80. Moi, ça m'a renvoyé à une drôle de question. Dans tout cela, qui aime qui ? Et qui aime quoi ? Quel rôle donnent-ils à leur téléphone ? Est-celui de filtre qui aseptise et tient l'émotion à distance ? Est-ce celui de chaperon, qui évite des débordements tactiles inacceptables dans certains milieux orléanais ? Est-ce celui de médiateur, chargé de former un calice à leurs sentiments ? C'est aussi cela qui m'amuse, dans ces trains. Ces tranches d'existence livrées à tous. Comme cet homme qui est passé devant les vitres (toujours réfléchissantes), avant le départ de Paris, en semblant nous dévisager. Mais, si cela se trouve, ce n'était qu'un remake de la chanson Tom's Diner, de Suzanne Vega : peut être contemplait-il seulement son reflet, pour s'assurer de ne pas laisser un défaut transparaître... Allez, c'est pas tout ça, mais bon, j'ai pas très bien / pas beaucoup dormi, je vais fermer un peu les yeux, et rêver. Mais ne me demandez pas de quoi je vais rêver, ça, ce n'est forcément que pour moi... |
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