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8月9日

Scandaleux ou bouleversant ?

Une fois n'est pas coutume, j'ai regardé ce midi une partie du journal de TF1.
 
Et, parmi les sujets abordés, celui du constat récent des centres de secours alimentaires parisiens : de plus en plus de salariés sont contraints d'avoir recours à ces centres. Parce que leur salaire (1000 euro) ne leur permet tout simplement pas de payer un loyer et de manger.
Le sujet avait déjà été abordé avec les salariés qui ne peuvent pas se loger.
 
Alors, Messieurs qui parlez de travailler plus pour gagner plus, ne serait-il pas logique, déjà, de faire en sorte que ceux qui travaillent aient juste le droit de vivre, déjà ? Et pas seulement celui de survivre d'expédients ?
 
Je me rappelle des débats enflammés, et des diatribes définitives de certains qui expliquaient que les aides sociales en France étaient scandaleuses, parce qu'elles "permettent de gagner presque autant que si vous travaillez". Certes, mais puisque travailler ne permet déjà pas de vivre...
 
Je n'ai pas de solution toute faite. Je suis juste scandalisé. Scandalisé de vivre dans une société qui tolère cela. Scandalisé d'être moi-même sourd et aveugle, et d'avoir besoin de tomber sur ce sujet par hasard, et de ne rien pouvoir y changer. Scandalisé de savoir que, ce soir, je serai déjà passé à autre chose.
 
Car, voyez-vous, je viens d'apprendre une terrible nouvelle. Cette pauvre ourse slovène, qui a tant agité le petit Landerneau pyrénéen, a été renversée par une voiture ce matin. Voilà qui va relancer le débat et occuper l'espace. Si cela se trouve, même, BB va faire une apparition hors de la Madrague.
 
Quel monde...
8月6日

Chemins...

Il y a des moments qui donnent à penser... et il y a des lieux qui ont le même effet.
 
Je sais évidemment que je ne suis pas le seul dans ce cas, mais, en ce qui me concerne, les "chemins" me font cet effet. Ils me semblent être une parfaite illustration de ce que nous pouvons vivre...
 
Tracés droit dans la forêt, assombris par le couvert, ils débouchent pourtant souvent sur la lumière. Une lumière, soit dit en passant, qui n'est souvent plus aussi lumineuse qu'elle y paraissait de loin, une fois que vous avez avancé... En fait, une lumière qui s'éloigne au fur et à mesure que vous même avancez...
Comme si, en réalité, la lumière que nous cherchons à l'extérieur de nous ne pouvait jamais être atteinte... à moins que nous n'apprenions à la chercher en nous.
 
Mais parfois, aussi, ils tournent, obliquent, serpentent. Alors le "bout" nous est masqué. Qu'y a-t-il derrière le virage ? Un autre virage ? La lumière ? La nuit en plein jour ? Voilà ce qui est le plus mystérieux, le plus attirant et le plus inquiétant à la fois.
Comme si, en réalité, nos choix, nos décisions, ceux qui ouvrent et ferment les "portes", ne pouvaient pas être arrêtés en toute connaissance de cause.
 
Surtout, un chemin dans la forêt, c'est une promesse de merveilles. Chevreuil, lapins, rapaces, ou petits scarabés. Pafois un étang et son héron. Qu'il suffit de savoir regarder. Qu'il faut aimer. Qui s'offre à l'aube, dans la brume et la rosée. Qu'il faut aussi aller chercher et mériter.
 
J'aime les chemins perdus...